🐲 Douter Est Ce Renoncer À La Vérité
Douterde tout, ce n'est pas renoncer à la vérité, c'est plutôt vouloir affirmer une vérité. La recherche de la vérité est une devoir.L'Homme est un être dotté de raison qui ne peut préféré le faux au vrai, les faux semblants à la vérité.La morale de l'Homme le pousse vers la vérité, sa société en est une preuve car elle est
Leprésident d’”Ensemble pour la République”, Moïse Katumbi Chapwe, via un communiqué publié ce dimanche 21 août, appelle le gouvernement à faire preuve de responsabilité, en interdisant la démolition du lycée Lubusha pour poursuivre l'extraction du cuivre à Luishia, située à plus ou moins 90 km de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.
Lapersuasion ne peut donc pas, à la vérité, se distinguer subjectivement de la conviction, si le sujet a devant les yeux la créance simplement comme un phénomène de son propre esprit ; l'épreuve que l'on fait sur l'entendement d'autrui des raisons qui sont valables pour nous, afin de voir si elles produisent sur une raison étrangère le même effet que sur la nôtre,
Cest donc l’histoire de la lente construction du savoir, de la patiente appropriation de la vérité et ce, depuis Descartes, en utilisant précisément le doute comme outil. Ainsi, on peut légitimement se demander si douter, ce soit nécessairement renoncer à la vérité.
Douterest-ce renoncer à la vérité Home ; Dissertations; Douter est-ce renoncer à la vérité; Douter est-ce renoncer à la vérité. By leter. juin 26, 2018. 827 Views. Dissertations. Share This Post Facebook Twitter Google plus Pinterest Linkedin Digg Le doute pose un problème complémentaire Soit c’est un doute permanent dans ce cas on ne peut pas évoluer puisque l’on
F98u7q. Aujourd’hui c’est le Jour J ! Le bac commence avec la fameuse épreuve de philo. Voici les sujets filière par filière Pour les L Sujet 1 Est-il possible d’échapper au temps ? Sujet 2 À quoi bon expliquer une œuvre d’art ? Sujet 3 Expliquer le texte suivant Pour savoir ce qu’est une loi de la nature, il faut que nous ayons une connaissance de la nature, car ces lois sont exemptes d’erreur et ce sont seulement les représentations que nous en avons qui peuvent être fausses. La mesure de ces lois est en dehors de nous notre connaissance n’y ajoute rien et ne les améliore pas. Il n’y a que la connaissance que nous en avons qui puisse s’accroître. La connaissance du droit est, par certains côtés, semblable à celle de la nature, mais, par d’autres côtés, elle ne l’est pas. Nous apprenons, en effet, à connaître les lois du droit telles qu’elles sont données. C’est plus ou moins de cette façon que le citoyen les connaît et le juriste qui étudie le droit positif1 s’en tient, lui aussi, à ce qui est donné. Toutefois la différence consiste en ceci que, dans le cas des lois du droit, intervient l’esprit de réflexion et la diversité de ces lois suffit à nous rendre attentifs à ce fait que ces lois ne sont pas absolues. Les lois du droit sont quelque chose de posé, quelque chose qui provient de l’homme. La conviction intérieure peut entrer en conflit avec ces lois ou leur donner son adhésion. L’homme ne s’en tient pas à ce qui est donné dans l’existence, mais il affirme, au contraire, avoir en lui la mesure de ce qui est juste. Il peut sans doute être soumis à la nécessité et à la domination d’une autorité extérieure, mais il ne l’est pas comme dans le cas de la nécessité naturelle, car son intériorité lui dit toujours comment les choses doivent être, et c’est en lui-même qu’il trouve la confirmation ou la désapprobation de ce qui est en vigueur. Dans la nature, la vérité la plus haute est qu’il y a une loi ; cela ne vaut pas pour les lois du droit où il ne suffit pas qu’une loi existe pour être admise HEGEL, Principes de la philosophie du droit 1820 Pour les ES Sujet 1 La morale est-elle la meilleure des politiques ? Sujet 2 Le travail divise-t-il les hommes ? Sujet 3 Expliquer le texte suivant Nous avons le libre arbitre, non pas quand nous percevons, mais quand nous agissons. Il ne dépend pas de mon arbitre de trouver le miel doux ou amer, mais il ne dépend pas non plus de mon arbitre qu’un théorème proposé m’apparaisse vrai ou faux ; la conscience n’a qu’à examiner ce qui lui apparaît. Lorsque nous décidons de quelque chose, nous avons toujours présentes à l’esprit ou bien une sensation ou une raison actuelles, ou tout au moins un souvenir actuel d’une sensation ou d’une raison passées ; bien qu’en ce dernier cas nous soyons souvent trompés par l’infidélité de la mémoire ou par l’insuffisance de l’attention. Mais la conscience de ce qui est présent ou de ce qui est passé ne dépend nullement de notre arbitre. Nous ne reconnaissons à la volonté que le pouvoir de commander à l’attention et à l’intérêt ; et ainsi, quoiqu’elle ne fasse pas le jugement en nous, elle peut toutefois y exercer une influence indirecte. Ainsi il arrive souvent que les hommes finissent par croire ce qu’ils voudraient être la vérité, ayant accoutumé leur esprit à considérer avec le plus d’attention les choses qu’ils aiment ; de cette façon ils arrivent à contenter non seulement leur volonté mais encore leur conscience. LEIBNIZ, Remarques sur la partie générale des Principes de Descartes 1692 Pour les S Sujet 1 La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ? Sujet 2 Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté ? Sujet 3 Expliquer le texte suivant La science a beaucoup d’ennemis déclarés, et encore plus d’ennemis cachés, parmi ceux qui ne peuvent lui pardonner d’avoir ôté à la foi religieuse sa force et de menacer cette foi d’une ruine totale. On lui reproche de nous avoir appris bien peu et d’avoir laissé dans l’obscurité incomparablement davantage. Mais on oublie, en parlant ainsi, l’extrême jeunesse de la science, la difficulté de ses débuts, et l’infinie brièveté du laps de temps écoulé depuis que l’intellect humain est assez fort pour affronter les tâches qu’elle lui propose. Ne commettons-nous pas, tous tant que nous sommes, la faute de prendre pour base de nos jugements des laps de temps trop courts ? Nous devrions suivre l’exemple des géologues. On se plaint de l’incertitude de la science, on l’accuse de promulguer aujourd’hui une loi que la génération suivante reconnaît pour une erreur et remplace par une loi nouvelle qui n’aura pas plus longtemps cours. Mais ces accusations sont injustes et en partie fausses. La transformation des opinions scientifiques est évolution, progrès, et non démolition. Une loi, que l’on avait d’abord tenue pour universellement valable, se révèle comme n’étant qu’un cas particulier d’une loi ou d’une légalité plus générale encore, ou bien l’on voit que son domaine est borné par une autre loi, que l’on ne découvre que plus tard ; une approximation en gros de la vérité est remplacée par une autre, plus soigneusement adaptée à la réalité, approximation qui devra attendre d’être perfectionnée à son tour. Dans divers domaines, nous n’avons pas encore dépassé la phase de l’investigation, phase où l’on essaie diverses hypothèses qu’on est bientôt contraint, en tant qu’inadéquates, de rejeter. Mais dans d’autres nous avons déjà un noyau de connaissances assurées et presque immuables. FREUD, L’Avenir d’une illusion 1927 Pour les bacs technologiques SAUF TMD et STHR Sujet 1 Seul ce qui peut s’échanger a-t-il de la valeur ? Sujet 2 Les lois peuvent-elles faire notre bonheur Sujet 3 Le fait qu’on ne voit aucune thèse qui ne soit débattue et controversée1 entre nous, ou qui ne puisse l’être, montre bien que notre jugement naturel ne saisit pas bien clairement ce qu’il saisit, car mon jugement ne peut pas le faire admettre par le jugement de mon semblable ce qui est le signe que je l’ai saisi par quelque autre moyen que par un pouvoir naturel qui serait en moi et en tous les hommes. Laissons de côté cette confusion infinie d’opinions que l’on voit parmi les philosophes eux-mêmes, et ce débat perpétuel et général sur la connaissance des choses. On a tout à fait raison, en effet, d’admettre que sur aucune chose les hommes – je veux dire les savants les mieux nés, les plus capables – ne sont d’accord, pas même sur le fait que le ciel est sur notre tête, car ceux qui doutent de tout doutent aussi de cela ; et ceux qui nient que nous puissions comprendre quelque chose disent que nous n’avons pas compris que le ciel est sur notre tête ; et ces deux opinions sont, par le nombre, incomparablement les plus fortes. Outre cette diversité et cette division infinies, par le trouble que notre jugement nous donne à nous-mêmes et par l’incertitude que chacun sent en lui, il est aisé de voir que ce jugement a son assise2 bien mal assurée. Comme nous jugeons différemment des choses ! Combien de fois changeons-nous d’opinions ! Ce que je soutiens aujourd’hui et ce que je crois, je le soutiens et le crois de toute ma croyance ; toutes mes facultés et toutes mes forces empoignent cette opinion et m’en répondent sur tout leur pouvoir. Je ne saurais embrasser3 aucune vérité ni la conserver avec plus de force que je ne fais pour celle-ci. J’y suis totalement engagé, j’y suis vraiment engagé ; mais ne m’est-il pas arrivé, non pas une fois, mais cent, mais mille, et tous les jours, d’avoir embrassé quelque autre opinion avec ces mêmes instruments, dans ces mêmes conditions, opinion que, depuis, j’ai jugée fausse MONTAIGNE, Les Essais 1580 1 controverse » discussion assise » base, embrasser » adhérer à une opinion, la faire sienne. Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. Dégager l’idée principale du texte et les étapes du a Le fait qu’on ne voit aucune thèse qui ne soit débattue et controversée, ou qui ne puisse l’être, montre bien que notre jugement naturel ne saisit pas bien clairement ce qu’il saisit, car mon jugement ne peut pas le faire admettre par le jugement de mon semblable » ;b … l’incertitude que chacun sent en lui » ;c Ce que je soutiens aujourd’hui et ce que je crois, je le soutiens et le crois de toute ma croyance ».Changer d’opinion, cela nous empêche-t-il de connaître la vérité ? Pour les STHR sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration Sujet 1 Dissertation Seul ce qui peut s’échanger a-t-il de la valeur ? Sujet 2 Composition Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ? Pour rédiger votre composition, vous répondrez de manière explicite, précise et développée aux questions suivantes, qui sont destinées à guider votre rédaction. Vous veillerez à toujours faire le lien entre les différentes parties de votre composition, qui ne sont pas séparées les unes des autres. En particulier, entre l’ analyse du sujet » et la construction du problème», et les parties suivantes hypothèses d’argumentation » et développement argumenté ». [A] – Analyse du sujet Donnez différents types de lois et des exemples pour chacun d’eux ?Le bonheur est-il une réalité individuelle ? Une réalité collective ? Que signifie dans le sujet notre bonheur » ?De quelle manière les lois pourraient-elle faire ou défaire le bonheur d’une personne ou d’un groupe de personnes ? Donnez un exemple de cas ou de situation où cela semble se produire ? [B] – Construction du problème quelle mesure les lois peuvent-elles contribuer à réaliser, ou au contraire contrarier, la réalisation de ces conditions ?A quoi servent les lois, si ce n’est pas, ou pas seulement, à faire notre bonheur ? [C] – Hypothèses d’argumentation Donnez, à présent et en vous aidant des réponses données en [A] et [B], les différentes réponses possibles à la question Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ? » Justifiez chacune d’elles dans un paragraphe argumenté. [D] – Développement argumenté En tenant compte des éléments précédents et à l’aide de vos connaissances, vous proposerez et justifierez de manière précise et développée la réponse qui vous paraît la plus pertinente à la question posée par le sujet. Vous ferez apparaître les raisons de votre choix ainsi que ce qu’il implique. Sujet 3 Explication de texte Le fait qu’on ne voit aucune thèse qui ne soit débattue et controversée1 entre nous, ou qui ne puisse l’être, montre bien que notre jugement naturel ne saisit pas bien clairement ce qu’il saisit, car mon jugement ne peut pas le faire admettre par le jugement de mon semblable ce qui est le signe que je l’ai saisi par quelque autre moyen que par un pouvoir naturel qui serait en moi et en tous les hommes. Laissons de côté cette confusion infinie d’opinions que l’on voit parmi les philosophes eux-mêmes, et ce débat perpétuel et général sur la connaissance des choses. On a tout à fait raison, en effet, d’admettre que sur aucune chose les hommes – je veux dire les savants les mieux nés, les plus capables – ne sont d’accord, pas même sur le fait que le ciel est sur notre tête, car ceux qui doutent de tout doutent aussi de cela ; et ceux qui nient que nous puissions comprendre quelque chose disent que nous n’avons pas compris que le ciel est sur notre tête ; et ces deux opinions sont, par le nombre, incomparablement les plus fortes. Outre cette diversité et cette division infinies, par le trouble que notre jugement nous donne à nous-mêmes et par l’incertitude que chacun sent en lui, il est aisé de voir que ce jugement a son assise2 bien mal assurée. Comme nous jugeons différemment des choses ! Combien de fois changeons-nous d’opinions ! Ce que je soutiens aujourd’hui et ce que je crois, je le soutiens et le crois de toute ma croyance ; toutes mes facultés et toutes mes forces empoignent cette opinion et m’en répondent sur tout leur pouvoir. Je ne saurais embrasser aucune vérité ni la conserver avec plus de force que je ne fais pour celle-ci. J’y suis totalement engagé, j’y suis vraiment engagé ; mais ne m’est-il pas arrivé, non pas une fois, mais cent, mais mille, et tous les jours, d’avoir embrassé quelque autre opinion avec ces mêmes instruments, dans ces mêmes conditions, opinion que, depuis, j’ai jugée fausse ? MONTAIGNE, Les Essais 1580 1 controverse » discussion vive. 2 assise » base, fondement. 3 embrasser » adhérer à une proposition que l’on tient pour vraie, la faire sienne. Pour expliquer ce texte, vous répondrez de manière explicite, précise et développée aux questions suivantes, qui sont destinées à guider votre rédaction. [A] – Questions d’analyse Montaigne constate le fait qu’on ne voit aucune thèse qui ne soit débattue et controversée, ou qui ne puisse l’être ». Au contraire, vous semble-t-il que certaines thèses ne sont jamais débattues et controversées ? Donnez des exemples pour l’un et l’autre cas ? Que vient apporter dans le texte la précision ou qui ne puisse l’être » ?Comment pourrait-on douter que le ciel soit sur nos têtes » ? Pourquoi un tel doute serait-il plus particulièrement le fait des philosophes et des savants ?Quand je soutiens une opinion, affirme Montaigne, toutes mes facultés et toutes mes forces empoignent cette opinion » quelles sont ces facultés et ces forces ?Montaigne remarque que très souvent nous changeons d’opinion », alors même que nous y sommes totalement engagé[s], vraiment engagé[s] ». Qu’y a-t-il d’étonnant à cela et comment expliquer que cela se produise ? [B] – Éléments de synthèse Expliquez comment les controverses et les débats qui s’élèvent à propos de chaque thèse prouvent, selon Montaigne, que nous ne saisissons pas les choses par un pouvoir naturel qui serait en moi et en tous les hommes ». Quel serait ce pouvoir ? Si ce n’est pas lui qui nous fait saisir les choses, qu’est-ce qui nous fait croire ?On pourrait s’attendre à ce que la science et la philosophie mettent fin à ces désaccords et controverses. Pourquoi s’attend-on à cela ? D’après l’auteur, est-ce ce qui arrive en effet ?Changer d’opinion au cours d’une discussion, est-ce être en désaccord avec soi même ?En vous appuyant sur les éléments précédents en [A] et en [B], dégagez l’idée principale du texte ainsi que les étapes de son argumentation [C] – Commentaire La force avec laquelle nous tenons à une croyance est-elle un indice de sa vérité ?À la lumière de vos connaissances et de vos lectures, et en tenant compte du texte et des arguments de Montaigne, vous vous demanderez si la diversité et l’opposition des opinions et des croyances est insurmontable, et si cela prouve l’incapacité humaine à établir une connaissance certaine.
La difficulté à atteindre la vérité peut conduire l'homme à douter de sa réalité. Faut-il vraiment rechercher la vérité ou au contraire trouver une forme de sagesse en y renonçant ? I La vérité un idéal inaccessible ? 1 Le scepticisme Si l'on définit la vérité comme l'adéquation entre le discours et la réalité, alors atteindre la vérité suppose un moyen de vérifier si ce que l'on dit correspond bien à la réalité en soi. Les sceptiques comme Sextus Empiricus considèrent que l'homme ne peut pas atteindre la vérité, dans la mesure où ni sa raison, ni ses sens ne lui permettent de saisir la réalité telle qu'elle est. Cette thèse a des implications morales. Ce qui rendrait l'homme malheureux, ce n'est pas le doute mais le fait de croire posséder la vérité. Suspendre son jugement permettrait donc à l'homme d'être heureux. 2 Les limites du scepticisme Pour Aristote, un scepticisme intégral conduit à l'inaction, car toute action implique une croyance qui la motive, et au silence, car dire quelque chose implique toujours une affirmation. Ainsi, le scepticisme se nie lui-même. Il semble donc nécessaire de ne pas abandonner l'idéal de vérité. II La vérité une valeur parmi d'autres ? Le terme d'idéal est ambigu, car il désigne tantôt ce que l'on ne peut pas atteindre, tantôt ce que l'on doit poursuivre. La vérité est un idéal en ce qu'il paraît légitime de la rechercher. Atteindre la vérité est donc un objectif porteur de sens. La vérité est ainsi une valeur importante, d'un point de vue individuel et collectif. Mais n'entre-t-elle pas en conflit avec d'autres valeurs importantes ? 1 Vérité et politique Certes, la vérité est une valeur importante en politique on attend des hommes politiques qu'ils disent la vérité, des citoyens qu'ils se tiennent informés de l'actualité. Mais dans la mesure où l'activité politique engage des décisions quant à l'avenir, la politique ne saurait se réduire à une science. C'est pourquoi l'efficacité d'un discours importe plus que sa vérité pour les sophistes. La politique n'est pas la simple mise en œuvre d'une vérité préalablement dégagée. Elle implique des convictions qui ne sont pas de l'ordre de la connaissance. Pourtant, la constitution d'un espace public implique des débats dont l'horizon est toujours la vérité. Ainsi, pour Arendt, si la vérité n'est pas la seule valeur qui compte en politique, elle revêt néanmoins une importance considérable pour distinguer les différentes opinions. Respecter la vérité factuelle » est une condition du débat. À noter Alain insiste sur la nécessité, pour les citoyens, de s'interroger sur la vérité des discours des différents acteurs publics. Si le citoyen doit obéir aux pouvoirs, il doit cependant aussi s'en méfier. 2 Vérité et bonheur Dans la mesure où la recherche de la vérité implique un effort, elle semble s'opposer au bonheur individuel. Pourquoi chercher la vérité si celle-ci vient déranger mon confort ? En ce sens, l'illusion paraît plus douce que l'effort à fournir pour atteindre la vérité. Kant montre que la recherche de la vérité est aussi un effort d'émancipation de toutes les tutelles illégitimes qui prétendent dicter à l'individu sa conduite ou sa pensée. Il s'agit de sortir d'un état de minorité dont nous sommes nous-mêmes responsables, par paresse ou par lâcheté. Ainsi, la vérité est un idéal au sens où les hommes doivent sans cesse la chercher pour être véritablement libres.
Temps de lecture 11 minutes On connaît l’anecdote selon laquelle en 155 avant JC, Athènes se sortit d’un procès perdu d’avance contre Rome en envoyant comme avocats trois philosophes sceptiques qui retournèrent l’avis du tribunal et de l’opinion publique en montrant qu’il n’y avait aucune vérité en matière de justice, ce qui interdisait tout jugement. Derrière la péripétie se cache une tendance profonde de la pensée humaine, dont le scepticisme antique est sans doute le meilleur exemple, qui consiste à remettre en question la vérité, du simple fait que le doute puisse s’introduire dans n’importe quelle pensée. Il est en effet probable que si toute connaissance peut être remise en question, c’est que la vérité se trouve définitivement hors d’atteinte, puisque celle-ci est classiquement définie comme ce dont on ne peut pas douter. Or, l’histoire de la culture humaine, particulièrement en occident, est celle de la lutte contre cette tendance sceptique à baisser les bras devant l’incertitude et l’ignorance. C’est donc l’histoire de la lente construction du savoir, de la patiente appropriation de la vérité et ce, depuis Descartes, en utilisant précisément le doute comme outil. Ainsi, on peut légitimement se demander si douter, ce soit nécessairement renoncer à la vérité. Une telle réflexion implique d’évaluer les raisons respectives sur lesquelles s’appuient les positions sceptiques et l’espèce de foi en la possibilité de la vérité qui anime la plus grande partie de la pensée depuis les présocratiques, foi qui devra être toutefois confrontée à ce qu’on pourrait appeler, rétrospectivement, son propre échec, à moins d’imaginer que le renoncement à la vérité puisse être, curieusement, la meilleure manière de lui être fidèle. La suite de cet article est réservée aux utilisateurs ins suffit de vous inscrire, c’est gratuit. Et si vous changiez d’air ? Read more articles
Dans mon article précédent, je vous partageais ma conviction qu’il était nécessaire et vital d’apprendre à douter de tout pour avoir une chance de guérir. Non seulement pour éviter que les démarches au service de la santé et de la guérison deviennent des religions intégristes, mais surtout pour préserver le libre-arbitre du malade et pour respecter la complexité des processus naturels de guérison… Aujourd’hui, je vous invite à pousser encore plus loin notre apprentissage du doute pour questionner les fondements mêmes de la démarche scientifique. UNE THÉORIE SCIENTIFIQUE PEUT-ELLE ÊTRE VRAIE ? Avant de poser cette question fondamentale dans le domaine qui nous intéresse celui de la santé, faisons un bref détour par la physique, considérée comme l’archétype par excellence des sciences dites exactes ! La question devient alors Les théories de la physique peuvent-elles être vraies ? » À cette question, je réponds sans hésiter NON, elles ne le seront jamais ! Pourquoi ? À cause de ce qu’on appelle, en épistémologie, le réductionnisme scientifique ! Pour illustrer cette notion de réductionnisme, prenons un exemple bien connu des physiciens l’étude du mouvement d’un pendule simple. Je rappelle qu’un pendule, c’est une masse attachée à l’extrêmité d’un fil suspendu à un support fixe. Pour établir la loi d’oscillation des pendules, donc pour écrire l’équation qui décrit le mouvement du pendule sa vitesse, sa fréquence d’oscillation, l’accélération qu’il subit à chaque redescente, etc., les physiciens ont été obligés de réduire, de supprimer ou d’idéaliser 17 paramètres présents dans la réalité. En effet, pour pouvoir mettre sur papier une équation, ils ont dû supposer entre autres que la masse suspendue n’était pas un objet en trois dimensions, mais une masse concentrée en un point sans dimension ; que le fil était sans masse ; qu’il était inextensible ; qu’il était rectiligne ; qu’il n’y avait pas de frottement de l’air sur la masse suspendue ; qu’il n’y en avait pas plus sur le fil ; que l’attache du fil à son support ne présentait aucune résistance ; que le support ne pliait nullement sous le poids… Et j’en passe. Donc, pour énoncer cette loi très simple qui tient en une demi-ligne sur un cahier d’étudiant, les physiciens ont dû effectuer 17 simplifications ! En même temps, paradoxalement, quand on confronte les mesures réelles aux données calculées avec cette loi, on observe des convergences suffisamment proches pour pouvoir considérer cette formule comme satisfaisante, quoique fausse ! C’est cela qu’on appelle le réductionnisme scientifique. Pour pouvoir énoncer une théorie, quelle qu’elle soit, il est TOUJOURS nécessaire de sélectionner les faits, d’éliminer des facteurs pourtant présents, de retenir les seuls paramètres que l’on juge pertinents, de simplifier la réalité en l’idéalisant et de faire des moyennes statistiques. Sans le réductionnisme, aucun scientifique n’aurait jamais pu énoncer la moindre loi ! Même une des lois les plus célèbres de la physique E = mc2 n’est qu’une approximation de la réalité. Dans ce sens, on peut dire qu’aucune loi n’est vraie, puisqu’elle a été construite sur une idéalisation de la nature, et pas sur la nature elle-même ! On pourrait, dès lors, se poser les questions suivantes. Le réductionnisme est-il nécessaire et souhaitable ? La réponse est oui, sinon, aucune loi ne pourrait être énoncée ! Le réductionnisme est-il utile ? La réponse est oui car, grâce à ces lois, on peut préparer des actions et agir sur la nature. Le réductionnisme est-il dangereux ? La réponse est non, sauf si les scientifiques qui énoncent ou utilisent ces lois croient qu’il y a une équivalence entre la théorie et la réalité des faits ! QUAND LA SCIENCE DEVIENT-ELLE INTOLÉRANTE ET INTÉGRISTE ? Donc, comprenez-moi bien. Le problème ne vient pas tant du réductionnisme lui-même que de l’inconscience de ceux qui font la science ! Si un scientifique est inconscient de la relativité et de l’imprécision de toutes les lois avec lesquelles il travaille, il confond la carte avec le territoire représenté par cette carte. Et il tend alors à considérer la théorie comme La Vérité incontestable et indubitable, puique cette théorie se confond avec le Réel qui lui, ne peut être remis en doute. Du coup, il cherche à ce que les faits observés se plient à la théorie plutôt que de soumettre la théorie aux faits. En faisant cela, ce n’est plus de la science qu’il pratique, mais du scientisme. À ce propos, le philosophe Louis Jugnet écrivait fort justement Le scientisme, c’est […] l’impérialisme de la Science de laboratoire sur tous les domaines de la pensée et de la conscience de l’homme. » Une fois installé dans cette attitude rigide, il ne reste qu’un pas pour entrer dans l’intégrisme scientifique. Ce pas est franchi lorsqu’on rejette tous les faits nouveaux qui pourraient remettre en question la théorie, afin de préserver, coûte que coûte, l’orthodoxie scientifique ! LA SANTÉ HUMAINE PEUT-ELLE FAIRE L’OBJET D’ÉTUDES SCIENTIFIQUES ? Nous venons de voir que les sciences dites exactes ne sont pas si précises et exactes que cela. Alors, qu’en est-il lorsqu’on cherche à étudier l’être humain, dans toute sa complexité et dans toutes ses dimensions physiologique, psychologique, sociale, spirituelle, etc. ? Pour répondre à cette question, un nouveau retour vers la physique ne sera pas inutile ! Imaginez qu’on attache trois pendules ensemble. Le premier pendule est suspendu à un support fixe, le deuxième est suspendu à l’extrémité du premier et le troisième à l’extrémité du deuxième. Savez-vous que, dans ce cas, il devient non seulement impossible d’écrire l’équation du mouvement de cet ensemble pourtant simple, mais en plus l’évolution du système devient imprédictible ? Autrement dit, dès qu’un système devient trop complexe, aucune loi scientifique ne peut plus être énoncée ! Si on revient à l’être humain, et qu’on restreint pour l’instant notre étude à son seul corps physique, on comprend immédiatement qu’une description scientifique du fonctionnement du corps est strictement impossible ! Car le corps est composé de milliards de cellules, de centaines de tissus et d’organes, de milliers de substances physico-chimiques différentes… De plus, chaque organe influence le fonctionnement d’autres organes qui, à leur tour, rétroagissent sur cet organe ! C’est ce qu’on appelle, dans l’approche systémique, les boucles de rétroaction. Un exemple simple de boucle rétroactive, c’est le fonctionnement du chauffage central. La chaleur produite par la chaudière et transmise au radiateur influence le fonctionnement de la sonde du thermostat fixé au mur, par exemple. Lorsque la température désirée est atteinte, le thermostat rétroagit sur la chaudière en lui ordonnant de s’arrêter. Du coup, la température dans la pièce diminue, ce qui influence à nouveau le comportement du thermostat qui, à son tour, va commander à la chaudière de se remettre en route, et ainsi de suite… On retrouve les mêmes boucles de rétroaction à tous les niveaux du fonctionnement du corps humain. Ces boucles permettent au corps de maintenir ce que Claude Bernard appelait son homéostasie. L’intrication de ces nombreuses boucles confère au corps une telle complexité qu’il devient impossible d’en décrire le fonctionnement à l’aide des raisonnements simples et linéaires typiques à l’approche scientifique. Du coup, pour comprendre le corps humain dans son ensemble, il va être nécessaire de l’appréhender dans toute sa globalité et de renoncer à la mise en équation de son fonctionnement… Ici, comme ailleurs, la démarche scientifique réductrice et linéaire se révèle pauvre et inadaptée. Si en plus, on réintroduit dans la compréhension de la santé et de la maladie, les dimensions psychiques, émotionnelles, affectives, sociales, environnementales, spirituelles, qui ont toutes un impact sur notre équilibre physique, la démarche scientifique se retrouve dans l’impossibilité de traiter d’une quelconque manière les interactions à l’intérieur de et entre toutes ces sphères. Non seulement à cause de l’extrême complexité de l’être humain, mais aussi parce que la science ne peut travailler que sur des éléments observables et mesurables… LA MÉDECINE EST-ELLE SCIENTIFIQUE, FINALEMENT ? Malgré toutes les limites que je viens d’énoncer, la médecine officielle continue de vouloir se présenter comme scientifique. Probablement pour que tous les humains finissent par adhérer à sa vision, comme on adhère à une religion qui se veut universelle. La médecine prétend être scientifique, et pourtant elle ne l’est pas et ne pourra jamais l’être ! Car c’est un art, pas une science. Ceux qui prétendent le contraire tombent dans le piège du réductionnisme, du scientisme et/ou de l’intégrisme que j’ai définis plus haut. Leurs arguments pour défendre le statut scientifique de la médecine résistent très peu de temps à une analyse critique. Car le fait d’utiliser de plus en plus d’appareillages techniques et technologiques ne confère nullement à la médecine le statut de science ! De même que ce n’est pas parce que vous utilisez un GPS ou un téléphone intelligent que vous devenez, pour autant, un scientifique… Par ailleurs, fonder ses affirmations sur des statistiques ne transforme pas la médecine en une science. Je rappelle que pour qu’une affirmation devienne une loi scientifique, il faut que l’énoncé soit vérifié dans 100 % des cas. Or, en médecine, aucun énoncé ne se vérifie dans tous les cas… Enfin, la médecine se contente de décrire des phénomènes isolés les uns des autres en coupant systématiquement toutes les boucles rétroactives présentes dans le corps… C’est comme si on essayait de décrire le fonctionnement d’un thermostat de chauffage en n’étudiant que le lien entre la chaleur du radiateur et l’arrêt du thermostat, mais sans tenir compte du lien entre le thermostat et la chaudière ni du lien entre la chaudière et le radiateur. En linéarisant les boucles systémiques, on perd totalement la compréhension des phénomènes complexes. Pour toutes ces raisons, je vous invite à cultiver le doute à l’égard de toute démarche scientifique en général, et ainsi qu’à l’égard de la médecine officielle qui revendique un statut qu’elle ne possède même pas… En faisant cela, l’impérialisme de la pensée scientifique perdra un peu de terrain et de pouvoir, tandis que vous gagnerez en autonomie et en liberté ! LAISSEZ VOS COMMENTAIRES, VOS QUESTIONS, VOS TÉMOIGNAGES Mon vœu le plus cher, c’est que vous laissiez, sous cet article, des références de livres ou d’articles, des études, des enseignements qui viennent compléter, enrichir les propos tenus. Je vous invite aussi à partager les bénéfices que vous avez retirés de la lecture de ce texte. Pour que les autres visiteurs de ce blog soient nourris à leur tour, non seulement par mes écrits, mais aussi et surtout par vos apports. 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