🐬 Jaf Moitié Des Vacances Scolaires Été 2022
jugementjaf,conclusions,garde vacances d'été, Par philippine51, le 09/06/2015 à 14:28 étant au départ en garde alternée, pour les vacances d'été mon ex et moi avons décidé de marcher par quinzaine avec années paires et impaires premiere moitié et seconde moitié pendant 4 ans ca a bien fonctionné. j'ai demandé la résidence principale suite à des problèmes entre le père et
Vousserez alerté(e) par courriel dès que la page « Quel est le calendrier des vacances scolaires 2022-2023 et 2023-2024 ? » sera mise à jour significativement. ACTIVER MON ESPACE PERSONNEL
Adressejuge des affaires familiales Chelles. Juge aux affaires familiales adresse suivante : Tribunal Judiciaire Chelles Tribunal de grande instance Meaux 77100 44 avenue Salvador Allendé BP 230 77108 MEAUX CEDEX 01 60 09 75 00. Fonctions du juges aux affaires familiales de Chelles. Essentiellement le juge aux affaires familiales de Chelles est compétent pour
Vacancesd'été par moitié; Jaf moitié des vacances scolaires été 2022 - Forum - Mariage; Vacances d’été 2021 - Forum - Garde d'enfants; Comment calculer la moitié de vacances scolaires?
Sivous étiez en concubinage et que vous vous séparez de votre conjoint, il est tout de même possible de fixer les conditions de visite sans passer par le juge aux affaires familiales (JAF). Mais il est conseillé de faire homologuer cet accord par le JAF afin de rendre les choses officielles en cas de litige éventuel. Les parents ne sont pas d’accord. Que vous soyez
Dansla pratique, ce droit s'effectue 1 week-end sur 2 et la moitié des vacances scolaires. Il peut en être décidé autrement par les parents ensemble ou
Lesvacances d'été 2022 débutent le jeudi 7 juillet 2022 après la classe pour tous les élèves de primaire, collège et lycée. La rentrée des classes de l'année scolaire 2022-2023 est
Partagevacances en bas age. Visiteur. Myriam 28 Le 06-04-2022 à 01:55. Bonjour, Je suis stupéfaite par la décision de la JAF qui a accordé un dvh a la moitié des vacances scolaires pour mon bébé de un an. Je suis choqué de constater la méconnaissance des JAF du développement de l'enfant.Comment on peut imaginer un bébé perdre tous
Consultezle calendrier scolaires et les dates des vacances de Toussaint, Noël, d'hiver, de printemps et d'été des zones A, B et C. Prérentrée des enseignants : mercredi 31 août Rentrée scolaire 2022-2023 : jeudi 1er septembre . Aller au contenu principal le menu du portail Masquer le menu du portail. Ministère. Ministère. Missions et organisation du
Pourl’année scolaire 2022-2023, la rentrée est programmée au jeudi 1er septembre et les grandes vacances d’été le samedi 8 juillet 2023. Elsa P. Voir les commentaires
psBcFN. Solidarité cet été, cinq campings de l'Yonne font leur Téléthon le 31/07/2022 A découvrir dans les Alpes Maritimes les lacs de Prals, au cœur des alpages du Mercantour le 31/07/2022 Côte-d'Or prenez le temps d'une balade au vert à la découverte des vieilles pierres à Semur-en-Auxois le 31/07/2022 Haute-Vienne profiter des villages-étape au détour des vacances le 30/07/2022 Jura le chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens, c'est aussi dans les campings ! le 30/07/2022 Chassé-croisé la circulation fortement ralentie sur certaines portions de l'A20 le 30/07/2022 Chassé-croisé samedi noir sur l'autoroute A7, un incendie sur l'aire de Montélimar-Est le 30/07/2022 Nos idées d'expos à voir cet été de Monaco à Draguignan, en passant par Cannes et Antibes le 30/07/2022 Au lac du Malsaucy, baignade et pratiques nautiques à nouveau autorisées au public le 29/07/2022 Vacances en Bretagne. 5 panoramas à vous couper le souffle 1/2 le 29/07/2022 A Cannes, 300 œuvres liées à Louis de Funès exposées au Palais des festivals le 29/07/2022 Circulation routière quel trafic pour le chassé-croisé juillet août, comment bien prévoir sa route ? le 29/07/2022 Vacances en Bretagne nos sept spots de surf pour se hisser sur la vague. le 29/07/2022 Idée vacances le camping de proximité le 28/07/2022 Opéra "La Chauve souris" un spectacle à voir sur France 3 Bretagne le 28/07/2022 Sécheresse faut-il supprimer les douches de plage de nos bords de mer ? le 27/07/2022 VIDEO. Blieux dans le Verdon, les vacanciers savourent le calme et la nature de ce havre de paix le 27/07/2022 Vacances insolites des balades touristiques en trottinettes électriques au Pouliguen en Loire-Atlantique le 27/07/2022 Les colonies de vacances ont moins la cote mais Saint-Pierre-des-Corps plébiscite sa colonie historique de la Creuse le 27/07/2022 Vos vacances à la mer la plage du Veillon en Vendée, comme un petit bout de paradis le 26/07/2022 REPLAY. Colmar les enfants en difficulté scolaire sont aidés pendant les vacances par la ville le 26/07/2022 Vacances en Bretagne cinq randonnées à vélo, de la vélodyssée à la vélomaritime, nos coups de cœur le 26/07/2022 CARTE. 5 randonnées très faciles à faire avec les enfants dans les Pyrénées pendant les vacances d'été le 26/07/2022 Y-a-t 'il trop de résidences secondaires aux Sables-d'Olonne ? le 25/07/2022 Vacances la Rosalie reine des balades de bord de mer à Saint-Jean-de-Monts, en Vendée le 25/07/2022 Toute l'information autour de chez vous Accueil sorties et loisirs Vacances scolaires Vacances scolaires été 2022
Sur le principe le droit de visite et d'hébergement des parents séparés ou divorcés, s'exerce au gré des parties, soit à l'amiable. Ce qui vous laisse la possibilité de tout envisager sur le partage des vacances scolaires. Malheureusement rares sont ceux qui réussissent à discuter sereinement, du moins au début de la rupture. Les juges prévoient donc des modalités subsidiaires qui s'appliquent en cas de désaccord. La plus simple est "un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires". Inutile de dire, qu'en l'absence de communication, rien n'est réglé, au fil du temps les juges aux affaires familiales ont dû affiner leurs décisions, avec notamment pour les vacances la précision du rythme suivant les années paires ou impaires. Exemple " Les vacances scolaires seront partagées par moitié et par période de 15 jours entre les deux parents1ère moitié les années paire au père, 2ème moitié les années impaires. ou l'inverse...." Mais ce n'est toujours pas suffisant, puisque à la veille de partir en vacances se pose encore une question à laquelle les juges répondent rarement pour les vacances, comme si les choses étaient trop simples, quand et à quelle heure commencent les vacances??? Tout d'abord, lisez attentivement le jugement rendu, qui prévoit peut-être toutes les modalités, si c'est le cas appliquez-le Sinon voici quelques règles - Sont à considérer les vacances de l'académie dans laquelle l'enfant a sa résidence. retrouvez sur le site de l'éducation nationale les calendriers 2013-2014 - Les vacances commencent normalement dès la fin des cours et finissent à leur reprise. Mais pensez à l'intérêt des enfants et n'hésitez pas à les ramener un jour avant au moins à leur résidence afin qu'ils se réadaptent et préparent leur rentrée scolaire sereinement. - La répartition des vacances prime celle du week-end, - Il peut-être précisé dans un jugement, que sauf accord des parents si le bénéficiaire du droit de visite et d'hébergement n'a pas exercé son droit au cours de la première demi-journée de période dévolue il est présumé y avoir renoncer - Une personne digne de confiance peut venir récupérer les enfants chez l'autre parent - Les frais de transport sont à la charge de celui qui exercent son droit de visite sauf décision à lui de venir chercher et de ramener l'enfant. - Le droit de visite est un droit pour celui qui en bénèficie mais il ne peut être forcé à l'exercer, alors que l'autre parent a l'obligation de lui remettre l'enfant - Les enfants doivent pouvoir communiquer avec l'autre parent au moins une fois par semaine et celui-ci doit au moins être informé du lieu de vacances - Le bénèficiaire du droit de visite et d'hébergement gère ses vacances à sa guise dans l'intérêt des enfants. - La pension alimentaire n'est pas suspendue durant les vacances scolaires.... Essayez d'être souples, ne calculez pas forcément le nombre de jours précis, et surtout passez de très de bonnes vacances. Carol Ferré-Darricau, avocat à Bordeaux et Créon Cabinet FERRE AVOCATS ASSOCIES 12 place Gambetta 33000 BORDEAUX et 34 Place de la Prévôté 33670 CREON TEL 05 56 56 22 22 FAX 05 56 52 76 11
Le problème est de partager par moitié les vacances d’un enfant quand les parents veulent un partage de Salomon, c’est-à-dire par moitié à l’heure et à la minute près. Quelle date de départ et de fin de vacances prendre en compte ? Quid de l’heure ? Quelle interférence avec le droit de visite et d’hébergement du week end ? Dans l’ordre, le départ en vacances a lieu après la classe, la fin des vacances a lieu le matin de la rentrée des classes. Les élèves qui n'ont pas cours le samedi sont en congés le vendredi soir après les cours. Les vacances à prendre en considération dépendent bien entendu de l’académie dont dépend l’établissement scolaire des enfants. Il vous suffit d’aller sur le site de l’éducation nationale. Concernant l’heure, vous trouverez ici un calculateur qui vous permettra de déterminer la moitié des vacances à l’heure près. Fini les longs calculs fastidieux ! Je n’encourage pas les calculs d’apothicaire mais ce module peut servir. Cet outil n'est pas reconnu par les tribunaux. Il permet de mieux ajuster la répartition par moitié. Attention toutefois car même si le temps peut se partager par moitié, le bien-être de votre enfant doit rester "entier" alors évitez de faire comme Salomon... Petite précision sur la fin des vacances Juridiquement, la fin des vacances est le jour de la rentrée des classes comme indiqué sur le site de l’Education nationale. Exemple Académie C, vacances d’hiver 2013 du samedi 2 mars 12H au lundi 18 mars à 8h. Papa a la première semaine des vacances. La moitié des vacances est le dimanche 10 mars à devra ramener les enfants chez maman pour la 2ème semaine de vacances. Cependant en pratique dans les usages, le parent qui doit avoir les enfants la 2ème semaine des vacances, parent qui est aussi celui qui n’a qu’un droit de visite et d’hébergement, ramène en général les enfants chez l’autre parent, le dimanche soir, veille de la rentrée et non le lundi directement à l’école. La raison en est simple cela stresse moins les enfants d’être là où ils vivent de manière habituelle souvent plus près de l'école, de pouvoir préparer leurs affaires pour le lendemain plutôt que de devoir se lever plus tôt et faire des kilomètres le lendemain matin pour aller à l’école. Dans ce cas, même si le parent en question a perdu » quelques heures, l’intérêt des enfants a été prioritaire. Bien souvent les situations conflictuelles naissent à la suite de malentendus, quand l’un des parents a l’impression d’avoir été lésé par l’autre et veut ensuite faire respecter ses vacances à la minute près. Ainsi quand le parent qui a la 1ère semaine de vacances, faisant un partage chirurgical de la moitié des vacances, ne ramène les enfants à l’autre que le dimanche sachant pertinemment que les locations au ski sont du samedi au samedi, empêchant ainsi l’autre, pour un tas de raisons techniques de partir. Résultat les enfants sont privés de ski, la moitié des vacances sont gâchées mais qui seront les plus déçus ? Heureusement que dans la grande majorité, les parents sont plus soucieux des besoins et des intérêts de ses enfants que de leurs propres rancœurs. Hélas, il est des cas où l’un des parents est particulièrement déraisonnable et lorsqu’aucun accord amiable n’est possible, il faut appliquer le strict partage de la moitié des vacances. Il ne faut pas hésiter à ressaisir le juge afin de faire recadrer de manière très précise le droit de visite et d'hébergement et les vacances quand l'un des parents joue sur chaque mot ou l'absence d'un mot du jugement pour y faire obstacle. Dans ce genre de situations conflictuelles, faîtes-vous accompagner d'un bon avocat. Enfin, il faut oublier le droit de visite et d’hébergement quand on partage les vacances, on oublie le 1er, 3ème, 5ème week ends. Peu importe que ces week-ends tombent dans la semaine de vacances de l’autre, cela ne raccourcira pas pour autant ses vacances. Découvrez ici si vous avez le droit de connaître l'adresse de vos enfants en vacances.
La dernière proposition du ministre de l’intérieur visant à faire appel à l’Armée pour prendre en charge de jeunes délinquants ne manque pas de faire polémique. Elle recouvre pourtant nombre de sujets qui mériteraient d’être saisis sérieusement par-delà les effets d’annonce. * Le social encore discrédité Cette initiative trahit déjà le doute de certains politiques à l’égard de dispositifs classiques et de leurs acteurs sur la manière de faire face à ces situations. On doute des travailleurs sociaux, ceux de la PJJ comme du secteur associatif, pour prendre en charge des jeunes qui appelleraient à des réponses coercitives. Au risque d’une incohérence si ces jeunes, notamment dans les Territoires d’Outremer de Mayotte et de la Guyane explicitement visés, commettent des faits graves comme des attaques à la machette, ils relèvent d’abord de la justice pour ces actes délictueux gravissimes, sinon criminels. Elle ne manquera pas de les condamner à des peines coercitives, voire en attendant le jugement elle prendra des mesures de privation de liberté. Le nouveau code de justice pénal, adopté sous un gouvernement où M. Darmanin figurait déjà, ne permet-il pas une réponse rapide et ferme ? Le procès fait aux travail social, directement ou via les juges des enfants interpellés pour laxisme, n’est pas d’aujourd’hui. On met en cause la capacité des institutions sociales pour intervenir et offrir des structures contenantes à des jeunes violents ; on se trompe. Pour autant reste à réunir les moyens nécessaires pour les faire fonctionner à plein régime et indéniablement on sest mis en situation de ne plus les trouver en toutes circonstances à la hauteur, en nombre et en qualification. On doute aussi de l’efficacité de ces interventions. Or les quelques travaux dont on dispose 1 démontrent que l’efficacité de l’intervention judiciaire et éducative est bien supérieure à la représentation que l’on s’en fait communément. Dans 8 cas sur 10, un jeune suivi par un juge et la PJJ n’est plus délinquant à sa majorité. On peut faire un peu mieux – le 100% étant inatteignable – , mais c’est quand même pas mal. Et surtout bien mieux que ce que l’on dit communément ! En d’autres termes, si l’idée de M. Darmanin était cautionnée par le gouvernement , on devrait y voir un nouveau mauvais coup contre les travailleurs sociaux et le travail social en général discrédités aux yeux des politiques. Du plus mauvais aloi quand on est aux abois pour recruter ou maintenir en fonction des professionnels! La réponse proposée est-elle elle-même la hauteur du problème à traiter ? Avec la création d’un ou deux, voire trois ou quatre Centres éducatifs fermés pouvant accueillir une dizaine de jeunes à Mayotte imagine-t-on répondre aux problèmes sociaux, et dès lors sécuritaires, auxquels l’ile est indéniablement confrontée de longue date pour des raisons bien connues. 600O enfants n’y seraient pas scolarisés; nombre avec ou sans leurs parents vivent dans des bidonvilles. La pauvreté est dans la République ! Le problème social est majeur. Comme en Guyane, nous sommes assis sur une bombe à retardement. Ce n’est que depuis peu que des moyens financiers courants ont été rétablis par l’Etat à la Collectivité territoriale. Bien évidemment ces budgets demeurent largement insuffisants à développer une politique d’action sociale digne de ce nom. On serait effaré en se faisant présenter les moyens réels dont disposent les services mahorais de protection de l’enfance pour intervenir sur les situations avérées ! D’urgence vrai plan s’impose. Il a été élaboré ; reste à l’adopter et à le décliner. Doit-on ajouter que le problème, même moins aigue, ne se pose pas qu’en Guyane ou à Mayotte ? Dans nombre de territoires métropolitains les familles en difficulté sont laissées livrées à elles-mêmes. Les dispositifs sociaux de proximité s’y sont estompés, voire ont disparu. Par exemple, 17 départements n’ont plus de Prévention Spécialisée, c’est-à-dire d’éducateurs qui vont au contact des jeunes, là où ils sont , dans la rue, les caves ou les réseaux sociaux pour nouer une relation et agir sur la durée. Dans 5 à 10 ans – demain – il ne faudra pas s’étonner de ce que nombre de jeunes enfants et adolescents aujourd’hui livrés à eux-mêmes, fréquemment dans la toute-puissance, donc dans la violence, soient source d’insécurité majeure . On disposera d’un beau code pénal pour y faire face, mais … pas de travailleurs sociaux. Après un déplacement à Mayotte le ministre de la justice avait déjà annoncé la création à horizon 2024 d’un CEF. On admettra que l’on doive aller plus vite., mais on sait déjà que ce délai sera explosé. Le ministre de l’intérieur a-t-il les moyens d’accélérer le mouvement, voire de lamplifier, sachant comme on l’a dit , que même s’il créait une demi-douzaine de structures sur la seule ile de Mayotte il ne résoudrait aucun problème de fond ? On rappellera là encore que Jacques Chirac en 2002 en promettait un CEF par département avant d’en rabattre singulièrement. En 2017 E. Macron comme F. Hollande en 2012 promettait d’en doubler le nombre dans le cadre de sa campagne électorale. 20 ans plus tard à peine une cinquantaine existent qui accueillent entre 8 et 12 jeunes, l’expérience démontrant que la structure est elle-même menacée dans son fonctionnement au-dessus de 8. On se doit au passage de pointer deux éléments majeurs. D’abord une donnée financière le prix de journée est élevé par jeune accueilli du fait du taux d’encadrement entre 6 à 800 euros soit 120 000 euros par jeune pour un séjour de 6 mois environ. Ensuite on a toujours quelques doutes sur l’efficacité à long terme de ces structures pour »réinsérer » des jeunes. Heureusement à ce prix et avec 27 personnels affectés on obtient quelques résultats. Mais on aimerait en savoir plus avec une vraie étude longitudinale et comparative sur le devenir de ces jeunes pour ne pas se payer de mots. Comment imaginer remonter en quelques mois une pente descendue sur une douzaine d’années! Même à Lourdes certains miracles sont impossibles ! Tout au plus peut-on aider à ces jeunes laissés à eux-mêmes, souvent nihilistes et qui doutent fondamentalement du monde adulte, à rétablir un peu d’estime de soi . On peut aussi leur ouvrir des perspectives en éclairant le travail à engager. Démarche ambitieuse pour des travailleurs sociaux. Comment concevoir que l’Armée y parviendra avec son fonctionnement de base. Projette-t-on d’ouvrir des camps, à l’américaine, où on veillerait à faire crapahuter des jeunes ? Est-la voie de la socialisation? L’idée de mobiliser l’Armée ne date pas d’aujourd’hui. On se souvient déjà des propos de Ségolène Royal en 2006 pour lui accueillir des jeunes délinquants 2 voire en 2011-2013 pour intervenir carrément en suppléance de la police dans les quartiers » de Marseille relayant une autre élue de gauche , la sénatrice Samia Ghali. Et puis il y a déjà eu des démarches en ce sens. En 1982-1984 dans le démarrage des Opération d’été aujourd’hui appelées Ville, vie, Vacances nous avions mobilisé, entre autres compétences techniques, des centres de formation de l’Armée pour accompagner en toute sécurité des jeunes prédélinquants sur des activités à risque les amenant à se dépasser plongée, moto, escalade, saut en parachute, mais aussi à compter sur les adultes pour les protéger . La démarche des EPIDES et des Ecoles de la Seconde chance qui accueillent des jeunes de plus de 16 ans délinquants s’appuie aussi sur un encadrement militaire accentué. Reste que ce n’est pas l’institution Armée qui est mobilisée en tant que telle mais des citoyens ayant la culture militaire comme on fait ailleurs appel à des policiers actifs ou retraités dans l’Aude sous l’égide de Bruno Pommard, ancien responsable du RAID ou à des polytechniciens en Bretagne. Dans les Opérations d’été ce furent encore des pécheurs de l’Ile de Ré ou des paysans. En quelque sorte on fait appel à des militaires détachés dans des structures civiles comme le faisait depuis 1996 – l’amiral Brac de la Perrière jusqu’en 2004 où le ministère de la défense – RPR – a refusé à JET de lui maintenir les facilités accordées jusque-là. Dans toutes ces initiatives ponctuelles il faut voir une démarche citoyenne développée avec un réel succès qui mériterait d’être consacrée, mais soyons clairs l’Armée, pas plus que la police, n’est pas habilitée dans la protection de l’enfance ! Quel est l’enjeu ? Il ne s’agit pas de mater des jeunes en conflit avec la loi par une vie à la dure en leur montrant qu’il y a plus fort qu’eux, mais de les accompagner, de gagner leur confiance en mobilisant des hommes et des femmes qui partagent du temps de vie ou un projet. Ce dont des jeunes manquent c’est bien d’adultes de référence en lesquels s’identifier. Ils en ont généralement été privés très tôt , quand pour certains n’en ont jamais eu. Reste donc à M. Darmanin à assumer ses annonces et à préciser ses objectifs. Il pourrait se référer au rapport armées justice remis par la Mission d’appui à un partenariat Justice Armées réunissant des Inspecteurs généraux des Armées et la PJJ. Ce travail avance des pistes plus raisonnables et réalistes comme la création dune réserve de la PJJ dans laquelle serait admis d’anciens militaires mobilisables par les équipes de la PJJ, multiplication des stages au sein de l’armée, etc. on n’hésite pas à promouvoir ce qui aurait susciter voici deux décennies un mouvement de grève au sein de la PJJ – à »promouvoir une méthode d’encadrement d’inspiration ou de culture militaire ». Mais on n’en est pas à suggérer de confier des jeunes à l’Armée ! Il est certain que des jeunes peuvent être violents, voire extrêmement dangereux. Il est hors de question de nier cet état de fait. Les centres éducatifs fermés ont été créés en 2002 pour y faire face quand la prison ne s’impose pas. Même si la délinquance juvénile depuis quelques années décroit un part non négligeable s’accompagne de faits de violence, y compris de violence graves. On se doit de réagir sinon de prévenir. Pour autant autrement que par des mouvements de jugulaires. Tout simplement on est choqué devant l’image stigmatisante renvoyée des Ultramarins pour lesquels le ministre entend spécialement faire appel à larmée ils sont justes bons à ce qu’on leur envoie l’Armée pour juguler leurs enfants ? Un relent de colonialisme ? Une nouvelle fois le ministre de l’intérieur n’est-il pas allé trop vite après son déplacement à Mayotte ? Il tombe dans le camp sécuritaire à courte vue quand des projets plus ambitieux et pertinents sont sur table. La facilité et l’effet d’annonce! L’ancien temps est de retour. * l Le moment est venu, on se répète, d’aborder les vrais problèmes. Pour cela il faut dépasser les invectives, les procès d’intention et les fausses représentations. Une vraie table-ronde s’impose réunissant entre les principaux concernés, les pouvoirs publics d’État et territoriaux, les professionnels et leurs institutions, les représentants de la société civile. Bref, un véritable accord Etat-collectivités territoriales doit être recherché, adossé à l’expertise des professionnels et des gens de terrain. D’entrée de jeu il est clair que l’on devra traiter de pair deux problèmes 1 répondre aux jeunes actuellement délinquants et donc au problème de sécurité à court et moyen terme ; 2 s’attacher à travers une politique de gestion de l’ordre public à court terme à ce que de nouveaux jeunes ne deviennent pas délinquants. On le répète une nouvelle fois ces deux efforts doivent être déployés dans le même temps l’un crédibilisant l’autre. La mobilisation doit être générale. Des services sociaux de proximité en allant jusqu’au suivi concret de jeunes déjà en difficulté. Pour cela il faut des personnels en nombre et qualifiés. La tâche est ardue pour les trouver et implique là encore un effort en profondeur qui n’est possible que par une singulière revalorisation des professions sociales revalorisation de leurs conditions de travail et de leur rémunération, mais aussi réhabilitation de leur efficacité sociale dans le discours public quand eux-mêmes doutent de leur impact . On doit aussi s’efforcer de mobiliser des citoyens dans des démarches d’accompagnement de jeunes, pour partager des temps de vie authentiques avec eux car tous ces jeunes manquent d’adultes de référence, et souvent d’hommes. On a vu que c’était possible. Quittons l’expérience pour pratiquer cette démarche à grande échelle. Encore faut-il aussi s’attaquer aux problèmes de fond les conditions de vie souvent indignes des familles dont sont issus ces enfants – comment escamoter la pauvreté et le dénuement ?- , trop souvent absence de scolarisation et de soins adaptés, et surtout manque de perspectives positives. Comment négliger comme à Mayotte l’immigration sauvage ? 3 On voit combien on est loin de l’approche en reflexe du ministre de l’intérieur fidèle à ses prédécesseurs certes – conf. le JP Chevènement de 1989 – , soucieux de répondre aux problèmes d’insécurité au quotidien, tombant comme ses prédécesseurs dans la réponse simpliste et démagogique . Le ministre encore récemment maire de Tourcoing ne peut pas ne pas ignorer ces réalités sociales! Il est temps de renoncer à des réponses simplistes et institutionnelles sur un sujet aussi complexe et humain. C’est l’intérêt de chacun pour éviter des drames, des vies brisées de victimes ou de jeunes, mais aussi dans l’intérêt collectif pour assurer la paix intérieure quand nous avons tant et tant de problèmes majeurs à traiter par ailleurs. 1 Notamment le rapport du sénateur Lecerf 2011 2 Billet 183 sur ce blog 3 On lira avec intérêt le billet reproduit ci-dessous de Maxime Zennou, responsable du Secteur jeunesse au sein du Groupe SOS et animateur du réseau Ultramarin du social Faut il confier la prise en charge des mineurs délinquants aux Armées à Mayotte ou ailleurs ? L’idée peut séduire les populations en attente légitime de sécurité. La réalisation est plus aléatoire qu’il n’y parait. Avant d’annoncer une action publique supposément nouvelle, il est judicieux d’analyser les causes structurelles et pluri factorielles de la délinquance, de les traiter et d’évaluer les politiques publiques déjà à l’œuvre avant de promouvoir, comme si on allait faire table rase, une réponse aux effets magiques. Rien de tel dans la réalité. Les causes de la délinquance sont multiples et prospèrent sur le terreau de l’extrême pauvreté, d’une démographie galopante, de conditions de vie indignes dans lesquelles les droits humains fondamentaux ne sont pas respectés. On ne citera que le droit à l’éducation et par exemple la non scolarisation de milliers d’enfants dont on vous laisse imaginer les effets chez des enfants et des adolescents tôt en perdition. Concernant la sollicitation de nos Armées, le sujet n’est pas nouveau. Mais évitons la confusion. Aux uns la mission d’assurer la défense nationale, à toute la société civile, aux familles et aux pouvoirs publics d’assurer les missions d’éducation parentale, nationale ou spécialisée. Notre pays à la chance de disposer d’un large dispositif de protection de l’enfance et de protection judiciaire de la jeunesse dont les missions doivent être confortées et les moyens renforcés en particulier en territoire ultramarin. A Mayotte, les moyens et la technicité se développent peu à peu. Mais à l’image de toutes les politiques publiques à Mayotte, le volume des réponses n’est pas ajusté à l’ampleur exponentielle des problématiques. Les collaborations Armées-justice viennent à peine de faire l’objet d’un très récent et remarquable rapport nourrissant une Mission d’appui à un partenariat Justice-Armées » conduit conjointement par les deux ministères de références. La création de tels centres y est écartée pour privilégier des collaborations plus fines prenant appui sur des réalisations reconnues comme le RSMA. Les centres de rééducation et de redressement » imaginés ont été testés sans produire de résultats très probants. Attendons de voir leur nouvelle formulation. Il ne faut jurer de rien. Commençons déjà sans opposer les politiques entre elles à faire en sorte que chaque enfant et chaque jeune à Mayotte et ailleurs se voit bien proposer, et parfois imposer, une réponse d’abord éducative contenante et ferme si besoin mais toujours bienveillante. Pour finir, nous poursuivons pour ce qui nous concerne notre action au quotidien comme cette sortie en forêt avec les jeunes du centre éducatif renforcé de LOZERE. Un tel dispositif existe aussi à Mayotte qui accueillera prochainement son centre éducatif fermé. Là encore pas de réponse miraculeuse mais plutôt la recherche constante d’un juste équilibre des politiques publiques. GROUPE SOS en Outre-mer, pour entreprendre au profit de tous.
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