✨ Au Secours Le Prince Aubert A Disparu

Ellele regarde par la fenêtre et ce qu'elle voit sur le parking, malgré la réverbération du soleil qui l'aveugle et l'empêche de le voir comme elle aimerait, lui debout, adossé à ce vieux Kangoo qu'il faudra bien qu'il se décide à changer un de ces jours – comme si, à l'observer elle allait pouvoir deviner ce qu'il pense, quand ils se contente peut-être simplement d'entendre qu AGGIORNAMENTO Écrit par Émile POULAT • 305 mots • 1 média Mot italien choisi par le pape Jean XXIII pour désigner l'un des trois objectifs qu'il assignait au concile dont il avait annoncé officiellement, le 25 janvier 1959, la réunion prochaine : la modernisation de l'Église catholique (ou « aggiornamento »), son ouverture aux autres Églises (œcuménisme), son ouverture au monde. MichaëlZito est sur Facebook. Inscrivez-vous sur Facebook pour communiquer avec Michaël Zito et d’autres personnes que vous pouvez connaître. Facebook Académiedes vins anciens l'Académie des vins anciens Menu Aller au contenu Légendes anecdotes, faits historiques avérés ou non, le pèlerinage de st-Jacques a connu son apogée au milieu du XIIe siècle pour subir ensuite périodes de déclin et de regain. Dans ces temps anciens, les jacquets (pèlerins) arrageois, partaient de leur domicile et empruntaient la « Interviewépar Nous Deux, le journaliste Julian Bugier est revenu sur la perte de son papa, disparu en 2013 alors qu'il n'avait que 59 ans et Ausecours, le Prince a perdu la mémoire et agit sous les ordres d'une maudite sorcière. Et le Roi, ensorcelé, tombe subitement malade ! Le Royaume est en danger. Mais, aidée des enfants, la Princesse Pervenche trouve plusieurs indices qui Différentsjeux sont proposés : le pendu, la réponse au choix, le vrai ou faux Si vous voulez tester, il y a par exemple Zouck de Pierre Bottero ou Be Safe de Xavier-Laurent Petit. Pour la recherche dans le site La quantité de questionnaires est de plus en plus importante. Les livres sont rangés par nom d'auteur mais pour être plus rapide, vous pouvez aussi utiliser la fonction leprince aubert a disparu ! - thÉÂtre le bout , - paris . dès 12,05€ les odyssees - thÉÂtre libre, - paris . dès 20,60€-21%. le petit prince - comedie saint michel, - paris . dès 13,05€-17%. pierre et la princesse ensorcelee - thÉÂtre le bout, - paris . dès 12,05€ le cirque des trois ours - abricadabra - peniche antipode, - paris . dès 10,04€ le sortilege du prince thao Filsde Jean Lauzet et de Marguerite Aubert, de Bourdemont, de Mons,17160, près de Saint-Jean d’Angély; Il est confirmé le 01/05/1664 au Cap-de-la-Madeleine Contrat de mariage le 03/01/1667, notaire Gilles Rageot Mariage le 24/01/1667 à Québec Acte de mariage Deux enfants : 1) Jean-Baptiste: 13/10/1667 Québec, mariage avec Angélique Gauron dit Petitbois ca 1705 Dieppe surnommée « la ville aux quatre ports » (le ferry/port Transmanche, le port de commerce, le port de pêche et le port de plaisance), est située dans le nord-ouest de la France, sur la côte de la Manche, à 170 km au nord-ouest de Paris, et à 60 km au nord de la ville de Rouen.Elle est située à l'embouchure du fleuve côtier l'Arques, dont la profonde vallée sépare le plateau Leprince Aubert a disparu Tout petit théâtre pour enfants de 3 à 6 ans, et même un peu au-delà. Trois acteurs enjoués, spectacle dynamique avec ce qu'il faut d'appels à la participation des enfants. La pièce est bien construite, on rit, on se questionne, on a un peu peur. On est un peu serré, et c'est très famille. Je recommande pour ce qu'il est. Retrouvezles articles parus le samedi 10 juillet 2021 dans Le Dauphiné Libéré. Parcourez nos archives facilement. AuSecours ! Le Prince Aubert a disparu ! au Théâtre Le Bout Le spectacle Au Secours ! Le Prince Aubert a disparu ! va ravir les petits Sherlock Holmes en herbe, au Théâtre Le Bout du 11 septembre au 7 novembre 2021. .. L'article complet sur sortiraparis.com Cinéma: LE DOUDOU - P.Mechelen J.Hervé: BIENVENUE AU GONDWANA - Mamane: ARRETE DE PLEURER PENELOPE - J. ARNAUD / C. PUGET: CLOCLO - Florent-Emilio SIRI: UNE SEMAINE SUR DEUX - Ivan CALBERAC: UN CHATEAU EN ESPAGNE - Isabelle DOVAL: ESPACE DÉTENTE - Bruno SOLO et Yvan LE BOLLOC''H: UN AN - Laurent BOULANGER: 78pvQJ. Description Infos pratiques Y aller Votre avis Description sur Le Prince Aubert a disparu Jusqu'au 5 janvier 2014, le théâtre Le Bout, connu pour sa programmation enfant très réussie, propose son spectacle Le Prince Aubert a disparu. L'histoire le Prince a perdu la mémoire et agit sous les ordres d'une très vilaine sorcière. Quant à son père, ce n'est pas mieux, il est ensorcelé ! Pour sauver le Royaume de ce grand danger, la Princesse Pervenche a besoin des enfants. Aidée des spectateurs, elle va chercher les indices qui vont permettre de sauver le royaume... Cette comédie qui fait participer les enfants les amusera beaucoup, à partir de 4 ans. Actualités Le Prince Aubert a disparu - Du 19 Octobre 2013 au 03 Novembre 2013 Vacances scolaires de Pâques zone C Chaque Mardi à 15h30, Jeudi à 11h00, Vendredi à 15h00 et Dimanche à 14h30 - Du 06 Novembre 2013 au 18 Décembre 2013 Chaque Dimanche à 14h30 - Du 21 Décembre 2013 au 05 Janvier 2014 Vacances scolaires de Pâques zone C Chaque Mardi à 15h30, Vendredi à 15h00 et Dimanche à 14h30 Infos Pratiques Afficher le numéro de téléphone Email contact Dates d'ouverture Jusqu'au 5 janvier 2014 Horaires d'ouverture Dates des représentations voir PLUS D'INFOS. Tarifs Adulte 11 €. Enfant de 3 à 12 ans 9 €. Bon à savoir Réservations des places par téléphone au 01 42 85 11 88. Ou dans les billetteries classiques Fnac, Virgin, kiosques, Grands magasins et billetteries internet. Paiements acceptés sur place chèques ou espèces. Dernière mise à jour 25/04/2022 Signaler une erreur Localisation Le Prince Aubert a disparu Adresse Théâtre Le Bout 6 rue Frochot 75009, Paris, Paris, Ile de France Cliquez ici pour voir l'itinéraire sur GoogleMap Informations accès Accès métro Pigalle, bus 67 ou 72. Donnez votre avis sur Le Prince Aubert a disparu Autres idées Spectacles - Ile de France Mouchette et les papillons - A la Folie Théâtre A la Folie Théâtre présente "Mouchette et les papillons", un spectacle pour les enfants, de 2 à 7 ans. Le jour où Mouchette croise un Papillon pour la première fois, elle n'a plus qu'une seule idée en tête En devenir un ! Le chevalier du royaume des rêves - A la Folie Théâtre A la Folie Théâtre, à Paris, présente "Le chevalier du royaume des rêves", un spectacle pour les enfants de 5 à 10 ans. Chaque soir, Merlin attend avec impatience de s’endormir. Car il a un don… Celui de ne jamais faire de cauchemars et de voyager dans ses rêves. Merlin est un enfant différent et on se moque parfois de lui... ABBAYE Dans le chapitre Le déclin de l'institution » […] Innombrables et ferventes jusqu'au xiii e siècle au moins, les abbayes connurent ensuite, jusqu'au xvi e siècle, un lent déclin dont les causes sont multiples. Depuis longtemps déjà, elles refusaient d'assumer la double tâche qui avait d'abord été la leur le travail et l'enseignement. Elles se repliaient sur elles-mêmes, abandonnant un rôle social actif, considérant que les moines sont avant t […] […] Lire la suite ACTION CATHOLIQUE Écrit par Charles BALADIER • 1 474 mots Trop multiforme et trop étendue pour constituer une véritable organisation, l'Action catholique est plutôt un ensemble de mouvements obéissant à une sorte d'idée-force ou de loi-cadre qui consiste, dans l'Église contemporaine, à faire participer les laïcs à l'apostolat dont le pape et les évêques sont les premiers responsables. Les mouvements très variés qui ont tenté de mettre en œuvre ce dessein […] […] Lire la suite AGGIORNAMENTO Écrit par Émile POULAT • 305 mots • 1 média Mot italien choisi par le pape Jean XXIII pour désigner l'un des trois objectifs qu'il assignait au concile dont il avait annoncé officiellement, le 25 janvier 1959, la réunion prochaine la modernisation de l'Église catholique ou aggiornamento », son ouverture aux autres Églises œcuménisme, son ouverture au monde. Le terme avait été choisi à dessein, pour en éviter d'autres, en premier […] […] Lire la suite ALFRINK BERNARD JAN 1900-1987 Écrit par Kees MIDDELHOFF • 2 120 mots Archevêque d'Utrecht pendant les tumultueuses années soixante, le cardinal Bernard Jan Alfrink fut l'initiateur de l'idée de collégialité lors du II e concile du Vatican. Président international de Pax Christi, il restera celui dont l'élimination par Rome fut, selon Hans Küng, le scandale du xx e siècle. Né, d'un père menuisier, dans un milieu catholique minoritaire de Nijkerk en dialecte nou […] […] Lire la suite ALLEMAGNE Histoire Allemagne du XVIe et du XVIIe s. Écrit par Georges LIVET • 6 506 mots • 6 médias Dans le chapitre La riposte impériale et catholique » […] La politique de Charles Quint contre le luthéranisme s'inscrit dans le cadre de la politique européenne désireux de rétablir en Allemagne l'unité religieuse et politique, l'Empereur doit lutter à la fois contre le roi de France, qui prétend être le protecteur des libertés germaniques » et des luthériens – qu'il persécute dans son royaume – et contre les Turcs qui ont atteint Vienne en 1529 et […] […] Lire la suite AMÉRICANISME, catholicisme Écrit par Émile POULAT • 375 mots Doctrine ou attitude condamnée en 1899 par Léon XIII dans sa lettre Testem benevolentiae . Hérésie fantôme », diront ceux qui étaient ou se sentaient visés. Opinions nouvelles qui amalgament les vertus américaines avec de vieilles erreurs et font le jeu du protestantisme anglo-saxon, expliqueront ceux qui jugeaient cette mesure nécessaire. Simple tactique d'apostolat où l'on a voulu chercher une […] […] Lire la suite AMÉRIQUE Histoire Amérique espagnole Écrit par Jean-Pierre BERTHE • 21 855 mots • 13 médias Dans le chapitre L'Église » […] L'unité religieuse des Indes est incontestable, mais ses limites apparaissent assez vite. L'Inquisition a pourchassé infatigablement judaïsants et luthériens, mais les Indiens – l'exception est de taille – échappent à sa redoutable compétence. Or l' évangélisation des indigènes , réalisée hâtivement par une poignée de religieux, reste souvent superficielle elle n'a pas éliminé l'idolâtrie, ni év […] […] Lire la suite AMÉRIQUE LATINE Rapports entre Églises et États Écrit par Jean Jacques KOURLIANDSKY • 6 741 mots • 2 médias Dans le chapitre Des États jaloux de leurs prérogatives » […] Pendant trois siècles, la colonisation a réduit l'Église catholique au rôle d'auxiliaire de l'autorité royale. Les gouvernants de l'indépendance ont pourtant gardé l'empreinte de cette relation inégale même si sa perpétuation était formellement rompue avec le retour à Lisbonne de Pierre I er en 1821 et la défaite des troupes de Ferdinand VII d'Espagne à Ayacucho en 1824. De son côté, l'Église esc […] […] Lire la suite ANNÉE SAINTE Écrit par Régis HANRION • 653 mots D'après le Lévitique, xxv , 8-55, l'année sainte est envisagée comme une tentative de redressement social, où l'esclave retrouvait sa liberté et l'homme endetté son patrimoine Tu compteras 7 semaines d'années, c'est-à-dire le temps de 7 semaines d'années, 49 ans ; le 7 e mois, le 10 e jour, tu feras retentir l'appel de la trompe. Le jour des expiations, vous sonnerez de la trompe dans tout l […] […] Lire la suite ANTICLÉRICALISME Écrit par René RÉMOND • 3 484 mots Dans le chapitre Histoire de l'anticléricalisme » […] À quand remontent ses origines ? Le mot lui-même est relativement récent. Littré ne connaît que l'adjectif anticlérical » et l'illustre par un exemple emprunté au Journal officiel du 27 juin 1876. Il semble apparaître en 1852 et son usage se répand à partir de 1859. Quant au mot cléricalisme », son apparition ne semble guère plus ancienne notre lexicologue le qualifiait de néologisme. Ici a […] […] Lire la suite ANTISÉMITISME Écrit par Esther BENBASSA • 12 229 mots • 9 médias Dans le chapitre L'Église et les juifs après le génocide » […] Malgré l'engagement de nombreux catholiques dans la lutte contre le nazisme et le soutien déployé individuellement par certains pour sauver des juifs, les silences de la hiérarchie catholique face au déchaînement de la haine nazie dès 1933, l'existence avérée d'un antisémitisme clérical appuyant activement les nazis en Allemagne, en Autriche, en Croatie notamment, enfin l'absence de condamnatio […] […] Lire la suite APPELANTS, histoire religieuse Écrit par Jean-Robert ARMOGATHE • 589 mots Jansénistes, adversaires de la constitution Unigenitus au xviii e siècle. La paix de l'Église », imposée par Clément IX, en 1668, aux querelles autour du jansénisme, a régné à peu près, surtout en France, jusqu'au pontificat de Clément XI élu en 1700. En 1702, un cas de conscience », signé de quarante docteurs de Sorbonne, déclara suffisante, sur la question de fait » la présence effect […] […] Lire la suite ARRUPE PEDRO 1907-1991 Écrit par Alain WOODROW • 1 073 mots Le vingt-septième successeur d'Ignace de Loyola n'était pas seulement originaire du Pays basque comme le fondateur de la Compagnie de Jésus. Pedro Arrupe ressemblait à ce dernier de façon étonnante — le même profil, la calvitie, la maigreur ascétique et le regard de braise —, mais il avait surtout le même désir de ramener ses contemporains aux valeurs de l'Évangile, en épousant les aspirations de […] […] Lire la suite ART SACRÉ L', revue Écrit par Françoise CAUSSÉ • 2 012 mots Dans le chapitre Les grandes années 1945-1954 » […] L'Art sacré refusa de paraître durant la guerre que le père Couturier passa aux États-Unis et au Canada. Il y bénéficia des collections d'art français, se lia avec nombre d'artistes et approfondit sa réflexion Art et catholicisme, Chroniques , 1945. Après sa démobilisation le père Régamey resta à Paris ; il se lia avec Rouault, Manessier en 1944. À la Libération, dans un contexte de totale p […] […] Lire la suite BENELLI GIOVANNI 1921-1982 Écrit par Émile POULAT • 882 mots Deux fois, en 1978, le cardinal Benelli aurait pu être pape. Il avait juste un an de moins que Jean-Paul II. Tandis que le pape polonais se remettait d'un grave attentat, une crise cardiaque a emporté celui dont, lors de deux conclaves, on parlait davantage parce qu'il était plus connu de la presse. S'il avait été élu, on serait ainsi revenu à la solution qui a prévalu, au prix d'un troisième conc […] […] Lire la suite BENOÎT XIII, PIETRO FRANCESCO ORSINI 1649-1730 pape 1724-1730 Écrit par André DUVAL • 385 mots Né à Gravina dans le royaume de Naples, religieux dominicain 1667 sous le nom de Vincenzo Maria, cardinal à vingt-trois ans 1672 par la faveur de Clément X, son parent, évêque de Manfredonia 1675, puis de Césène en Romagne 1680, archevêque de Bénévent 1686, P. F. Orsini s'acquitta de ses tâches pastorales avec zèle et compétence. Élu pape le 29 mars 1724, il choisit le nom de Benoît et […] […] Lire la suite BENOÎT XIV, PROSPERO LAMBERTINI 1675-1758 pape 1740-1758 Écrit par André DUVAL • 459 mots Né à Bologne, Prospero Lambertini, pourvu d'une solide formation théologique et canonique, mena de front une vie de fonctionnaire ecclésiastique, exerçant diverses charges au sein de l'administration pontificale, et une vie de recherche scientifique, qui le maintint en liaison avec les grands érudits de son temps, Assemani, Mabillon, Montfaucon, Muratori. Archevêque d'Ancône 1727, puis de Bologn […] […] Lire la suite BENOÎT XV, GIACOMO DELLA CHIESA 1854-1922 pape 1914-1922 Écrit par Émile POULAT • 387 mots Successeur de Pie X, dont il assouplit la ligne sans en modifier ni l'orientation ni l'esprit. Giacomo Della Chiesa, né à Gênes, de famille noble, avait été le collaborateur de Rampolla d'abord à la nonciature de Madrid, puis à la secrétairerie d'État dont il gravit tous les échelons. À la réforme de celle-ci, Pie X le nomma archevêque de Bologne 16 déc. 1907, mais cardinal seulement en 1914, po […] […] Lire la suite BENOÎT XVI JOSEPH RATZINGER 1927- pape 2005-2013 Écrit par Raymond WINLING • 2 143 mots Le cardinal allemand Joseph Alois Ratzinger a été élu pape le 19 avril 2005 , pour succéder à Jean-Paul II sous le nom de Benoît XVI, nom qu'il a lui-même choisi, comme le veut la tradition. Son pontificat a été interrompu par l'annonce inattendue, le 11 février 2013, de sa démission motivée par le constat de son incapacité, due à une extrême faiblesse, à poursuivre son ministère. Cette renonciati […] […] Lire la suite BOSSUET JACQUES BÉNIGNE 1627-1704 Écrit par Jacques TRUCHET, Universalis • 3 921 mots • 1 média Dans le chapitre Un homme d'Église » […] Né à Dijon, Jacques Bénigne Bossuet appartient à une famille de hauts magistrats qui s'était signalée, dans les troubles de l'époque précédente, par sa fidélité à la royauté. Il fit ses études secondaires au collège des Jésuites de sa ville natale. Destiné de bonne heure à la carrière ecclésiastique tonsuré à huit ans, pourvu d'un canonicat à treize, il effectua des études supérieures à Paris, a […] […] Lire la suite CAMARA HELDER PESSOA 1909-1999 Écrit par Rubens RICUPERO • 893 mots Peter Hebblethwaite, biographe des grands pontifes du xx e siècle, disait que Jean XXIII avait été le premier pape chrétien » au sens évangélique tandis que Paul VI aurait été le premier pape moderne. Helder Câmara, ou dom Helder, comme il était généralement nommé, a été moderne et chrétien en même temps. Il est devenu le symbole même du renouveau social du catholicisme brésilien et latino-a […] […] Lire la suite CANONIQUE DROIT Écrit par Patrick VALDRINI • 8 003 mots Dans le chapitre Les Codes comme sources principales du droit » […] Le recours à la codification, bien que maintenant admis et habituel dans l'Église, est un phénomène tardif dans l'histoire des sources du droit canonique. Les premiers âges ont donné une forme au droit de l'époque en le présentant, dès le iv e siècle, dans des collections réunissant des sources éparses, décisions conciliaires, décrétales pontificales et même droit romain civil. Ces collections on […] […] Lire la suite CANONISATION Écrit par Joachim BOUFLET • 1 254 mots La canonisation est, dans l'Église catholique, l'acte par lequel un personnage est proclamé officiellement saint, c'est-à-dire arrivé à l'union parfaite avec le Christ. La notion de sainteté existe dans le christianisme dès l'origine, car, appelés par Dieu, non au titre de leurs œuvres mais au titre de son dessein et de sa grâce, justifiés en Jésus notre Seigneur, les disciples du Christ sont vé […] […] Lire la suite CASAROLI AGOSTINO 1914-1998 Écrit par Roland MINNERATH • 839 mots Le 8 juin 1998 disparaissait le cardinal Agostino Casaroli, ancien secrétaire d'État, figure emblématique de la diplomatie du Saint-Siège des années 1960 à 1990. Né en 1914 près de Plaisance Piacenza, Émilie-Romagne, prêtre en 1937, il fut formé à la diplomatie pontificale. Il ne sera jamais en poste dans une nonciature, mais travaillera toujours à la secrétairerie d'État, accomplissant à l'exté […] […] Lire la suite CATÉCHISME Écrit par François TRÉMOLIÈRES • 1 518 mots Dans la religion catholique, le mot catéchisme » désigne l'exposé du contenu minimal de la foi, destiné, par opposition à la catéchèse qui s'adresse aux catéchumènes, adultes se préparant au baptême à des baptisés ignorants, soit, d'abord, les enfants. Les deux termes sont cependant reçus aujourd'hui comme synonymes la distinction n'a en effet plus guère de raison d'être, vu l'infime minorit […] […] Lire la suite CATHOLICISME La crise postconciliaire Écrit par Michel de CERTEAU • 5 653 mots Le singulier du terme Église » contraste avec des pratiques et des croyances de plus en plus diversifiées – ou contradictoires – entre catholiques. Ces différences prolifèrent à mesure que s'épuise l'activité postconciliaire, fondée sur une utopie longtemps mobilisatrice. Elles se multiplient ou, simplement, elles réapparaissent dans le paysage où s'efface lentement, soleil couchant, le mythe r […] […] Lire la suite CATHOLICISME Le catholicisme contemporain Écrit par Paul THIBAUD • 3 354 mots • 1 média Lorsqu'on parlait du catholicisme vers le milieu du xx e siècle, la tâche n'était pas toujours facile. Au moins croyait-on savoir où le trouver dans les institutions qui en avaient le contrôle, l' Église avec ses fidèles, sa hiérarchie, ses mouvements, ses ordres religieux, ses paroisses. Ce monde n'était évidemment pas homogène ; on pouvait au moins en tracer les limites assez facilement à l'a […] […] Lire la suite CATHOLICISME Le pontificat de Benoît XVI Écrit par Giancarlo ZIZOLA • 5 813 mots Après le long règne de Jean-Paul II, les cardinaux réunis en conclave en 2005 ont sans doute ressenti la nécessité de passer d'une papauté itinérante à une papauté de trône », plus soucieuse d'intérioriser la foi catholique que de poursuivre une politique spectaculaire d'affirmation mondaine de l'Église romaine. Ce dessein impliquait également de discipliner l'enthousiasme des mouvements ecclé […] […] Lire la suite CATHOLICISME Les nouveaux mouvements ecclésiaux Écrit par Salvatore ABBRUZZESE • 2 474 mots Les nouveaux mouvements ecclésiaux qui s'affirment au sein de l'Église catholique à partir des années 1970 signalent la reprise d'une spiritualité laïque. Ils s'expriment sous la forme de groupements communautaires à l'heure d'une société apaisée dans ses rapports avec l'Église et désidéologisée » dans ses pratiques culturelles. L'exigence d'une foi retrouvée par une démarche spirituelle intérie […] […] Lire la suite CATHOLICISME LIBÉRAL ET CATHOLICISME SOCIAL Écrit par René RÉMOND • 7 280 mots Catholicisme libéral, catholicisme social, démocratie chrétienne trois courants de pensée qu'il serait déraisonnable de traiter comme s'ils n'avaient entretenu aucune sorte de relation réciproque. Assurément, ce qui les différencie est souvent essentiel entre catholiques libéraux et démocrates chrétiens, il y a toute la distance qui sépare au xix e siècle le libéralisme de la démocratie, et, […] […] Lire la suite CENSURE Écrit par Julien DUVAL • 6 228 mots • 1 média Dans le chapitre Ordre public et bonnes mœurs » […] Ces périodes particulières mises à part, le contrôle étatique des publications a été très limité au xx e siècle. L'assouplissement de la législation traduit certainement un progrès de la liberté d'expression, mais il tient aussi à l'affaiblissement du rôle social de l'écrit face aux nouveaux moyens de communication. En revanche, il faut souligner que le développement du cinéma et de la télévisio […] […] Lire la suite CHARISMATIQUE MOUVEMENT Écrit par Charles BALADIER • 904 mots On appelle mouvement ou renouveau charismatique » la branche catholique d'un phénomène qui, une soixantaine d'années après la fondation des sectes pentecôtistes dites désormais historiques, veut redonner vigueur, comme au temps des premiers chrétiens, aux charismes personnels et qui affecte, à des degrés divers, la plupart des grandes Églises. Dans la tradition chrétienne, le substantif char […] […] Lire la suite CHARRON PIERRE 1541-1603 Écrit par Bernard CROQUETTE • 1 129 mots Homme d'Église et homme de lettres français, Pierre Charron est connu surtout comme moraliste. Il abandonne l'étude du droit pour celle de la théologie et est ordonné prêtre. Il se signale par son enseignement et surtout par ses sermons. Les évêques se disputent bientôt, en ces temps troublés, cet éloquent champion de la foi catholique, chez qui la clarté et l'ordre n'interdisent pas la fougue, et […] […] Lire la suite CHEMIN NÉOCATÉCHUMÉNAL Écrit par Gordon URQUHART • 1 133 mots Le Néocatéchuménat, également connu sous le nom de Chemin néocatéchuménal, ou plus simplement le Chemin », est peut-être le plus controversé des nouveaux mouvements ecclésiaux qui ont rapidement prospéré au sein de l'Église catholique dans la seconde moitié du xx e siècle, bénéficiant en particulier de la protection de Jean-Paul II. Le mouvement est fondé en 1964 par un artiste peintre, Franci […] […] Lire la suite CHILI Écrit par Raimundo AVALOS, Olivier COMPAGNON, Roland PASKOFF, Sergio SPOERER, Sébastien VELUT, Universalis • 19 444 mots • 17 médias Dans le chapitre Un régime en quête de légitimité » […] Dans un premier temps, la junte militaire bénéficie d'importants soutiens intérieurs et extérieurs qui lui permettent d'asseoir son pouvoir. De larges secteurs de la société, des classes moyennes dont les revenus étaient rongés par l'inflation aux élites industrielles et financières, approuvent l'intervention des forces armées qui rétablit l'ordre public, met un terme aux grèves qui paralysaient l […] […] Lire la suite CICOGNANI AMLETO GIOVANNI 1883-1973 Écrit par Paul MORELLE • 805 mots Né le 24 février 1883 dans une famille modeste de Brisighella, en Romagne Italie, frère cadet du cardinal Gaetano Cicognani, Amleto Giovanni Cicognani fit ses études au séminaire de Faenza avant d'être ordonné prêtre le 23 septembre 1905. Énergique, passionné pour l'étude, imbattable en droit canon, il obtint les grades de docteur en philosophie, en théologie et en droit ecclésiastique. En 1910, […] […] Lire la suite CLÉMENT VIII, IPPOLITO ALDOBRANDINI 1536-1605 pape 1592-1605 Écrit par Universalis • 379 mots Ippolito Aldobrandini est né le 24 février 1536 à Fano États pontificaux et mort le 5 mars 1605 à Rome. Titulaire de nombreuses charges ecclésiastiques, il est fait cardinal en 1585 par Sixte V 1585-1590, puis élu pape le 30 janvier 1592, et intronisé le 9 février sous le nom de Clément VIII. Depuis 1562, la France est en proie aux guerres de religion opposant les Huguenots protestants aux c […] […] Lire la suite CLÉMENT XI, GIANFRANCESCO ALBANI 1649-1721 pape 1700-1721 Écrit par André DUVAL • 532 mots Né à Urbino, G. Albini, après ses études au Collège romain, fit carrière dans l'administration pontificale ; il devint secrétaire aux Brefs en 1687 et fut créé cardinal en 1690. Homme austère, il n'accepta qu'avec répugnance la charge pontificale. Caractère assez indécis, trop confiant dans la bonne foi de ses partenaires, il ne réussit qu'assez médiocrement dans ses diverses entreprises. Les inte […] […] Lire la suite CLERGÉ CONSTITUTIONNEL Écrit par Bernard PLONGERON • 980 mots Au sens strict, les constitutionnels » ne comprennent que les fonctionnaires publics ecclésiastiques évêques, curés et vicaires décret du 27 nov. 1790 ; prédicateurs 27 mars 1791 ; chapelains et aumôniers d'hôpitaux et de prisons 15-17 avr.. Les assermentés » englobent les religieux non astreints au serment de 1790 et les ralliés tardifs, y compris les jureurs de Liberté-Égalité 14 ao […] […] Lire la suite CLERGÉ RÉFRACTAIRE Écrit par Bernard PLONGERON • 980 mots L'ensemble des prêtres et évêques qui, sous la Révolution, refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé, votée par l'Assemblée constituante le 12 juillet 1790. Étant donné l'imbrication des professions de foi romaine et royaliste, et compte tenu de la vague des rétractations de serment à l'automne de 1791, la situation de prêtre réfractaire ne devient nette qu'après l'abolition […] […] Lire la suite CODE DE DROIT CANONIQUE Écrit par Jean-Urbain COMBY • 223 mots Réalisation d'un projet annoncé par Pie X en 1904, le Codex juris canonici est promulgué le 27 mai 1917 par Benoît XV. Renonçant à une longue tradition, l'entreprise menée par M gr Gasparri veut remplacer par une codification claire, à l'image des Codes civils français et allemands, les ouvrages disparates qui fondaient la législation de l'Église depuis le Moyen Âge. Aboutissement de la centrali […] […] Lire la suite CODE NOIR 1685 Écrit par Louis SALA-MOLINS • 1 586 mots Dans le chapitre Principe et économie » […] L'esclave est la propriété du maître, lequel est sujet du roi. Le roi s'adresse à ses sujets à propos de leurs esclaves préambule il ne saurait leur parler directement, dépourvus qu'ils sont d'existence juridique ailleurs qu'au chapitre des biens légitimement acquis. En féodalité et en monarchie, lois, us et coutumes définissent juridiquement, par toutes sortes de médiations, le lien tramé ent […] […] Lire la suite COMMUNION ET LIBÉRATION Écrit par Gordon URQUHART • 1 295 mots L'organisation Communion et libération trouve ses origines dans un mouvement de jeunesse italien, Gioventu studentesca, fondé en 1954 par un prêtre milanais professeur d'école secondaire, M gr Luigi Giussani 1922-2005, et n'a revêtu son nom et sa forme définitifs qu'en 1969. Au tout début des années 1970, il était devenu le plus politisé des nouveaux et influents mouvements ecclésiaux Focol […] […] Lire la suite CONCILE Écrit par Bernard DUPUY • 5 666 mots • 2 médias Dans le chapitre Les conciles œcuméniques » […] Si étonnant que cela puisse paraître, il n'existe pas de liste officielle des conciles reconnus comme œcuméniques par l'Église catholique. Cette indétermination, qui laisse une certaine latitude d'interprétation concernant l'œuvre des conciles, a d'ailleurs sans aucun doute une signification œcuménique. Tel concile, purement oriental, comme celui de Constantinople 381, a été finalement reçu comm […] […] Lire la suite CONCORDAT Écrit par Roland MINNERATH • 2 527 mots • 1 média Dans le chapitre Historique » […] Les concordats sont apparus au xi e siècle à la suite de la réforme grégorienne, dont ils manifestent deux acquis la papauté a reconquis son autonomie par rapport à l'empereur germanique et elle est en mesure d'engager les Églises locales face au pouvoir temporel, plus efficacement que ces dernières ne pourraient ou ne voudraient le faire. On peut considérer le concordat de Worms 1122, qui m […] […] Lire la suite CONCORDAT DE 1801 Écrit par Jean LEFLON • 4 354 mots Il faut se replacer dans l'atmosphère du temps pour mesurer ce que comportait de nouveau le concordat conclu par Pie VII avec Bonaparte. Par la reconnaissance du gouvernement consulaire, ce traité rompait l'alliance séculaire de l'Église et de la monarchie légitime Bonaparte, élu par le peuple, se trouvait légitimé, et, par là, étaient consacrés les principes de 1789 sur l'origine de l'autorité […] […] Lire la suite CONSEIL ŒCUMÉNIQUE DES ÉGLISES, en bref Écrit par Jacques-Noël PÉRÈS • 228 mots Le rapprochement des chrétiens répond, dès la seconde moitié du xix e siècle, à un double mouvement confessionnel, les Églises cherchant à propager leur témoignage, mais aussi interconfessionnel, unissant dans la réflexion et l'action les chrétiens malgré les divisions confessionnelles. L'œuvre missionnaire et l'action sociale posaient ainsi la question de la place de ces Églises dans le monde. […] […] Lire la suite CONTRE-RÉFORME Écrit par Jean DELUMEAU • 4 234 mots • 2 médias Dans le chapitre Les mesures générales » […] Les premiers martyrs protestants moururent à Anvers en 1523. En France, les derniers galériens huguenots ne furent libérés qu'en 1775. L'esprit de Contre-Réforme a donc été tenace. Les premières mesures générales de lutte contre le protestantisme furent la reconstitution en 1542 du tribunal de l' Inquisition, placé sous le contrôle de la congrégation du Saint-Office, et la création, l'année suivan […] […] Lire la suite DE AUXILIIS CONGRÉGATIONS Écrit par Jean-Robert ARMOGATHE • 752 mots La première des Congregationes de auxiliis divinae gratiae , c'est-à-dire des assemblées de théologiens catholiques réunies à propos du molinisme, s'est tenue à Rome à titre de commission de censure chargée de se prononcer sur le livre de Molina, Concordia liberi arbitrii cum gratiae donis 1588, mis en cause en juin 1597 par le dominicain D. Báñez. Elle trancha, après deux sessions et de nombre […] […] Lire la suite DÉMOCRATIE CHRÉTIENNE Écrit par Pierre LETAMENDIA, Universalis • 6 307 mots • 1 média La démocratie chrétienne est un mouvement qui cherche à promouvoir, au sein d'une société démocratique et pluraliste, une politique conforme au message qu'expriment l'Évangile, la doctrine sociale des Églises et les travaux de penseurs chrétiens. Autonome vis-à-vis des organisations ecclésiales, mais enracinée dans de larges fractions du peuple chrétien, elle reçoit aussi le soutien d'agnostiques […] […] Lire la suite DEUXIÈME CONCILE DU VATICAN Écrit par Jean-Urbain COMBY • 196 mots • 1 média Le 25 janvier 1959, le pape Jean XXIII annonce son intention de réunir un concile œcuménique auquel il assigne deux buts, une adaptation mise à jour, aggiornamento de l'Église à un monde en pleine mutation et le retour à l'unité des chrétiens. Le travail des commissions préparatoires conduit à l'ouverture solennelle du 11 octobre 1962. Sur 2 800 Pères invités évêques et supérieurs d'ordres, 2 […] […] Lire la suite DÖLLINGER JOHANN IGNAZ VON 1799-1890 Écrit par Roger AUBERT • 925 mots Ecclésiastique et universitaire allemand, historien de l'Église et adversaire de l'infaillibilité pontificale. Né dans une famille de professeurs à Bamberg Bavière, ordonné prêtre en 1822, docteur en théologie en 1826, Döllinger est nommé cette même année professeur à l'université de Munich, où il demeurera jusqu'à sa mort. Rêvant depuis sa jeunesse d'un apostolat intellectuel et devenu un intim […] […] Lire la suite DREWERMANN EUGEN 1940- Écrit par Jean-Pierre BAGOT • 979 mots Dans le chapitre Sanction du non-conformisme » […] Le conflit avec son évêque, et par là avec la hiérarchie catholique, est d'abord d'ordre pastoral il refuse d'exclure a priori de la communion les divorcés remariés ou les protestants. S'ajoute à ce non-conformisme un pacifisme dérangeant et des prises de position écologistes inhabituelles. Puis, en 1989, la publication de Kleriker Fonctionnaires de Dieu provoque un véritable choc. Fort de […] […] Lire la suite DUVAL LÉON-ÉTIENNE 1903-1996 Écrit par Étienne FOUILLOUX • 1 024 mots Comment se fait-il que certaines personnalités se heurtent constamment à l'actualité la plus brûlante ? Le cardinal Duval fut de celles-là jeune clerc, il est envoyé à Rome pour finir ses études en 1926, alors qu'éclate la crise entre Pie XI et l'Action française ; en 1942, il devient vicaire général du diocèse d'Annecy, bientôt déchiré par une guerre civile franco-française ; en 1954, il est no […] […] Lire la suite ÉGLISE, architecture Écrit par Alain ERLANDE-BRANDENBURG • 8 056 mots • 2 médias Dans le chapitre Le triomphe de la société laïque » […] Il est encore difficile de porter un jugement sur les conséquences du dernier concile de l'Église catholique, qui porte le nom de Vatican II 1962-1965. Il paraît déjà, dans le domaine de l'architecture catholique, être aussi déterminant que l'édit de Milan, le césaro-papisme carolingien, la réforme grégorienne et les conciles de Latran IV 1215 et de Trente 1545-1563. Les décisions qui y ont […] […] Lire la suite ÉLECTION DE JEAN-PAUL II Écrit par Jean-Urbain COMBY • 236 mots • 1 média On a insisté sur le rôle du cardinal Koenig, archevêque de Vienne, dans la proposition de la candidature du Polonais Karol Wojtyla, archevêque de Cracovie, Vienne étant alors un trait d'union entre Europe de l'Est et Europe de l'Ouest séparées par le rideau de fer. Après le court pontificat de Jean-Paul I er Albino Luciani, ancien archevêque de Venise qui n'avait duré que trente-trois jours, […] […] Lire la suite EMPIRE SECOND 1852-1870 Écrit par Stella ROLLET • 12 843 mots • 9 médias Dans le chapitre Libéraliser pourquoi ? » […] En France, l’heure est à une libéralisation, très progressive, de l’Empire. Le régime connaît en effet, en dépit de ses succès extérieurs, une forme d’essoufflement à partir de 1856. Le Corps législatif, quoique presque exclusivement bonapartiste, ne se montre pas aussi docile qu’on aurait pu le penser, en particulier sur les questions financières. Il n’hésite pas à critiquer les nouveaux impôts e […] […] Lire la suite ESCRIVÁ DE BALAGUER JOSÉ MARÍA 1902-1975 Écrit par Guy HERMET • 776 mots Bien que sa notoriété s'efface derrière celle de l'Opus Dei, son œuvre dans les deux sens du terme, José Maria Escriva de Balaguer y Albas fut l'une des figures les plus singulières et les plus controversées du catholicisme du milieu du xx e siècle, en même temps qu'une des personnalités les plus connues et les plus discutées de l'Espagne d'après la guerre civile. Le futur président général de l' […] […] Lire la suite ÉTATS DU PAPE repères chronologiques Écrit par Vincent GOURDON • 666 mots 755-756 À l'appel du pape Étienne II, menacé par les Lombards, l'armée franque de Pépin descend en Italie. Les territoires conquis sur les Lombards, autour de Ravenne et de Rome, sont donnés au pape, sous le nom de Patrimoine de Saint-Pierre ». 846 Les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul-Hors-les-Murs de Rome sont pillées par les Sarrasins. En réponse, le pape Léon IV fortifie le quartier du […] […] Lire la suite EUROPE Diversité religieuse Écrit par Michel MIAILLE, Kathy ROUSSELET • 11 341 mots Dans le chapitre Redéfinition des relations Églises-État » […] Les mouvements religieux ont eu à affronter, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, la douloureuse question de la compromission des hiérarchies religieuses avec le pouvoir communiste pendant la période soviétisée. Peu à peu, le débat s'est néanmoins apaisé. En Russie, il a laissé la place à la vénération des nouveaux martyrs de la foi, persécutés lors des premières années de pouvoir […] […] Lire la suite FAN ZHONGLIANG JOSEPH 1918-2014 Écrit par Universalis • 209 mots Ecclésiastique chinois catholique romain, Joseph Fan Zhongliang fut un prélat de l’Église clandestine de Chine, resté fidèle à Rome et non reconnu par les autorités du pays. Joseph Fan Zhongliang naît le 13 janvier 1918 à Shanghai. Baptisé en 1932, il entre dans la Compagnie de Jésus six ans plus tard. Il est ordonné prêtre en 1951, deux ans après la prise du pouvoir par Mao Zedong. Refusant de co […] […] Lire la suite FÉBRONIANISME Écrit par Bernard ROUSSEL • 780 mots Stimulé par le richérisme et le jansénisme, apparenté en un certain sens au gallicanisme et au joséphisme, le fébronianisme se développa dans l'Église catholique des pays germaniques à la suite de la publication, en 1763, d'un traité intitulé De statu Ecclesiae et legitima potestate Romani pontificis, liber singularis ad reuniendos dissidentes in religione christianos compositus . L'auteur, qui pr […] […] Lire la suite FELTIN MAURICE 1883-1975 Écrit par Jean BOURDARIAS • 586 mots Né à Delle Territoire-de-Belfort, le cardinal Maurice Feltin, après des études classiques chez les bénédictins de Delle-Mariastein, puis chez les jésuites de Lyon, a reçu sa formation philosophique et théologique au séminaire Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulineaux, près de Paris. Ordonné prêtre le 3 juillet 1909, il est vicaire de la paroisse Sainte-Marie-Madeleine de Besançon jusqu'à la Première G […] […] Lire la suite FOCOLARI Écrit par Gordon URQUHART • 1 299 mots Fondé en 1943 par une institutrice italienne de vingt-trois ans, Silvia surnommée Chiara Lubich 1920-2008, dans la ville de Trente alors occupée par les nazis, le mouvement des Focolari Opus Mariae, Œuvre de Marie est, par ses effectifs, la plus importante et la plus influente de ces organisations d'un nouveau type qui ont connu un développement rapide au sein de l'Église romaine dans la s […] […] Lire la suite FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIe s. Écrit par Patrick DANDREY • 7 270 mots Dans le chapitre L’éloquence et la foi » […] Sinon face à eux, du moins sur le pôle opposé, celui de la foi ardente et agissante en ce siècle qui court entre l’édit de Nantes 1598 et sa révocation 1685, on ne compte plus les apologistes, les prédicateurs et les pasteurs des âmes, dont certains ont laissé une œuvre entrée en littérature, alors qu’ils n’aspiraient qu’à faire entrer en meilleure religion leurs auditeurs. Théologien, précep […] […] Lire la suite FRANC-MAÇONNERIE Écrit par Roger DACHEZ, Luc NEFONTAINE • 10 703 mots Dans le chapitre Développement de la franc-maçonnerie en France » […] Dès 1725, une loge est fondée à Paris, rue des Boucheries, dans le quartier Saint-Germain, par quelques Anglais, Écossais et Irlandais. Les Français, d'abord des aristocrates puis de bons bourgeois, ne tarderont pas à suivre. Vingt ans plus tard, il y a plus de vingt loges dans la capitale et au moins autant en province. À partir de 1737, l'attention du public est attirée vers la franc-maçonnerie […] […] Lire la suite FRANÇOIS 1936- , pape 2013- Écrit par Matt STEFON, Universalis • 1 629 mots • 1 média Dans le chapitre Élection au Saint-Siège » […] Lors du conclave de mars 2013, Jorge Mario Bergoglio est élu au cinquième tour de scrutin. Il choisit le nom de François, en l'honneur de deux saints François d'Assise, l'inspirateur de l'ordre des Franciscains, héraut d'une vie humble au service des pauvres, et François Xavier, un des fondateurs de la Compagnie de Jésus. Bien qu'il soit le premier pape à choisir le nom de François et que la pl […] […] Lire la suite FRANÇOIS XAVIER AU JAPON Écrit par Jean-Urbain COMBY • 196 mots • 1 média François Xavier est l’un des sept compagnons qui prononcent le vœu de Montmartre autour d’Ignace de Loyola en 1534. Dans l’esprit de la règle de fondation de la Compagnie de Jésus 1540, il est désigné comme missionnaire pour les Indes. Arrivé à Goa en 1542, sans connaître les langues ni les cultures indiennes, il baptise plusieurs milliers de personnes dans le sud-est de l’Inde, après une catéch […] […] Lire la suite GALLICANISME Écrit par Jean DELUMEAU • 3 703 mots Le gallicanisme n'est qu'un cas particulier d'un antiromanisme qui s'est souvent manifesté dans l'histoire chrétienne. Poussée à la limite, l'hostilité à Rome conduisit à la sécession protestante. Mais, cette révolte mise à part, la défiance à l'égard de la papauté, plus ou moins vive selon les temps et les lieux, ne cessa guère de se faire jour d'une façon ou de l'autre au cours des siècles, soit […] […] Lire la suite GHETTO Écrit par Gérard NAHON • 4 199 mots • 1 média Dans le chapitre Le quartier juif médiéval » […] S'il existe dans le haut Moyen Âge un quartier juif dans plusieurs villes, les juifs ne sont pas contraints d'y résider. Si, parfois même, de tels quartiers sont établis par un prince, il n'est pas encore question d'y confiner ses habitants. En 1084, par exemple, à Spire, l'évêque Rüdiger crée en faveur des juifs un quartier entouré de murs, afin de les attirer dans sa cité. La charte stipule qu' […] […] Lire la suite GRÉGOIRE XIII UGO BONCOMPAGNI 1502-1585 pape 1572-1585 Écrit par Universalis • 506 mots Né le 7 juin 1502 à Bologne, Ugo Boncompagni fait ses études à l'université de la ville, où il enseigne la jurisprudence de 1531 à 1539. Expert en droit canon, il est envoyé par Pie IV au concile de Trente en 1561 et y reste jusqu'en 1563. Pie IV le nomme cardinal en 1565 et l'envoie comme légat en Espagne. À la mort de Pie V, Boncompagni est élu pape le 14 mai 1572 et prend le nom de Grégoire X […] […] Lire la suite GRÉGOIRE XVI, BARTOLOMEO ALBERTO CAPPELLARI 1765-1846 pape 1831-1846 Écrit par Roger AUBERT • 1 022 mots Né à Belluno en Vénétie, entré en 1783 chez les Camaldules, où il reçut le nom de Mauro, le futur Grégoire XVI se consacra pendant un quart de siècle aux études théologiques et publia, en 1799, un ouvrage apologétique qui devait exercer une grande influence sur le développement du mouvement ultramontain Il Trionfo della Santa Sede . Puis, peu à peu, il eut l'occasion de s'initier à la complexité […] […] Lire la suite GUTIÉRREZ GUSTAVO 1928- Écrit par Universalis • 418 mots Prêtre dominicain et théologien péruvien, Gustavo Gutiérrez est né à Lima en 1928. Ordonné prêtre en 1959, il est titulaire d'un diplôme de médecine de l'université nationale du Pérou à Lima 1950. Il étudie également la philosophie et la psychologie à l'université catholique de Louvain et la théologie à l'université grégorienne de Rome ainsi qu’à l'université catholique de Lyon, où il obtient u […] […] Lire la suite GUYART MARIE 1599-1672 Écrit par André VACHON • 874 mots Première religieuse missionnaire de la chrétienté, supérieure et fondatrice des Ursulines de Québec, mystique doublée d'une femme d'affaires, Marie Guyart, en religion Marie de l'Incarnation, occupe une place privilégiée dans l'histoire religieuse de la Nouvelle-France. Vingt ans avant l'arrivée en Nouvelle-France du premier évêque, le vicaire apostolique François de Laval, cette intrépide mission […] […] Lire la suite HALIFAX CHARLES LINDLEY WOOD 2e vicomte de 1839-1934 Écrit par Étienne FOUILLOUX • 338 mots Né dans une famille proche du trône d'Angleterre — son père, premier vicomte de Halifax fut, à plusieurs reprises, ministre de la reine Victoria —, C. L. Wood, compagnon de jeunesse et ami du futur Édouard VII, se prépare à une brillante carrière publique par la fréquentation d'Eton et d'Oxford. C'est là que son anglicanisme de naissance reçoit le choc du puissant réveil religieux qui secoue la vé […] […] Lire la suite HARNACK ADOLF VON 1851-1930 Écrit par Jean HADOT • 1 773 mots Dans le chapitre L'essence du christianisme » […] Adolf von Harnack, né à Dorpat en Estonie, dans une famille luthérienne très traditionaliste, participa, dès l'âge de dix-neuf ans, à un concours sur Marcion, travail qui devait l'orienter pour toute sa vie. Sa dissertation doctorale à Leipzig en 1873 portait sur les sources du gnosticisme. Il commença alors une fulgurante carrière universitaire. À Leipzig, il entreprend, avec Th. Zahn et O. von G […] […] Lire la suite HEENAN JOHN CARMEL 1905-1975 Écrit par Universalis • 944 mots Cardinal-prêtre de l'Église romaine, huitième archevêque de Westminster et primat de l'Église catholique d'Angleterre et du pays de Galles, John Carmel Heenan est né à Ilford Essex dans une famille d'Irlandais émigrés. Il fit ses études classiques au collège des jésuites de Stamford Hill, puis au collège St. Cuthbert à Ushaw. Il se prépara au sacerdoce à Rome, au Collège anglais, étudiant la phi […] […] Lire la suite HISTOIRE Histoire et historiens Les usages sociaux de l'histoire Écrit par Olivier LÉVY-DUMOULIN • 3 818 mots • 3 médias Dans le chapitre Entre science et propagande » […] La force argumentative et justificatrice de la tradition ou de l'héritage de ce qui a été explique pourquoi le recours à l'histoire est une constante ; les progrès du savoir de la Renaissance et du xix e siècle en renforcent l'attrait. Depuis le xvi e siècle, la discipline, consacrée pour sa capacité à discriminer le vrai du faux, a suscité des commandes toujours plus nombreuses au service des f […] […] Lire la suite INNOCENT X, GIAMBATTISTA PAMPHILI 1574-1655 pape 1644-1655 Écrit par Universalis • 365 mots Né le 7 mai 1574 à Rome, Giambattista Pamphili est juge ecclésiastique sous le pontificat de Clément VIII puis nonce du pape Grégoire XV à Naples. Il part ensuite en Espagne représenter le pape Urbain VIII, qui le fait cardinal en 1626. Il lui succède le 15 septembre 1644 sous le nom d'Innocent X. Élu grâce au soutien de cardinaux qui s'étaient opposés à son prédécesseur, Innocent X, déjà âgé, va […] […] Lire la suite INNOCENT XI, BENEDETTO ODESCALCHI 1611-1689 pape 1676-1689 Écrit par Universalis • 540 mots Benedetto Odescalchi naît le 19 mai 1611 à Côme, dans le duché de Milan. Il étudie le droit à l'université de Naples et intègre la curie sous le pontificat d'Urbain VIII. Le pape Innocent X le nomme cardinal en 1645, puis légat à Ferrare Italie et évêque de Novare Italie en 1650. Odescalchi est élu pape le 21 septembre 1676 sous le nom d'Innocent XI, contre la volonté de Louis XIV, qui s'oppo […] […] Lire la suite INQUISITION Écrit par Marcelin DEFOURNEAUX, Yves DOSSAT • 5 845 mots • 2 médias Dans le chapitre Organisation et procédure » […] De ses origines, l'Inquisition garde un caractère mixte tribunal spirituel, elle relève de l'autorité romaine, mais elle constitue en même temps un organisme du gouvernement espagnol. À sa tête se trouve un Conseil suprême placé sur le même plan que les autres, tels le Conseil de Castille, celui des Finances qui assistent le monarque. Son président, l'Inquisiteur général, et ses membres sont n […] […] Lire la suite INTÉGRISME Écrit par Émile POULAT • 5 685 mots • 1 média En son sens actuel, le mot intégrisme » est un terme du vocabulaire polémique, à forte nuance péjorative, qui est né dans les milieux catholiques français peu avant la Première Guerre mondiale, à un moment où les luttes de tendances se durcissaient. Forgé par les partisans de l'ouverture de l'Église au monde moderne, il vise les partisans de la concentration des catholiques entre eux. Il n'a pas […] […] Lire la suite JANSÉNISME Écrit par Louis COGNET, Jean DELUMEAU, Maurice VAUSSARD • 4 133 mots • 2 médias Dans le chapitre L' Augustinus » et Port-Royal » […] Le jansénisme fut d'abord une doctrine théologique fondée sur les écrits antipélagiens de saint Augustin. Après Baïus 1513-1589, le Hollandais Jansen 1585-1638 , évêque d'Ypres, affirma que, depuis le péché originel, la volonté de l'homme sans le secours divin n'est capable que du mal. Seule la grâce efficace peut lui faire préférer la délectation céleste à la délectation terrestre. Cette grâ […] […] Lire la suite JEAN-PAUL Ier, ALBINO LUCIANI 1912-1978 pape 1978 Écrit par Charles BALADIER • 132 mots Né à Canale d'Agordo, au pied des Dolomites, fils d'un ouvrier socialiste qui avait émigré pendant quelques années en France et en Allemagne, Albino Luciani avait été ordonné prêtre en 1935 puis évêque de Vittorio Veneto en 1958. Il était patriarche de Venise depuis 1970 et cardinal depuis 1973 lorsqu'il fut élu pape, le 26 août 1978. En prenant ce jour-là le nom de Jean-Paul, il indiquait son d […] […] Lire la suite JEAN-PAUL II, KAROL WOJTYLA 1920-2005 pape 1978-2005 Écrit par Jean-Claude PETIT, Giancarlo ZIZOLA • 6 396 mots • 5 médias Élu le 16 octobre 1978, à cinquante-huit ans seulement, au cours d'un conclave marqué par une contre-offensive de l'aile conservatrice, l'archevêque de Cracovie, Karol Wojtyla , est le premier pape slave et le premier non italien depuis Adrien VI 1522-1523. Polonais, il a souffert de l'occupation nazie puis du régime communiste. Le choix du double nom de Jean et Paul voulait symboliser son engag […] […] Lire la suite JEAN XXIII, ANGELO RONCALLI 1881-1963 pape 1958-1963 Écrit par John COGLEY • 3 096 mots • 1 média Jean XXIII , de son vrai nom Angelo Giuseppe Roncalli, fut l'un des papes les plus populaires de tous les temps 1958-1963. Il inaugura une nouvelle ère dans l'histoire de l'Église catholique par sa volonté de modernisation ou aggiornamento , comme en témoigne la convocation à son initiative du deuxième concile du Vatican. Il promulgua également plusieurs encycliques, dont Pacem in terris , q […] […] Lire la suite JOSEPH II 1741-1790 empereur germanique 1765-1790 Écrit par Friedrich SCHREYVOGL, Universalis • 850 mots Empereur germanique 1765-1790, né le 13 mars 1741 à Vienne, mort le 20 février 1790 à Vienne. Quatrième enfant et fils aîné de Marie-Thérèse d'Autriche 1717-1780 et de François de Lorraine 1708-1765, le futur empereur François I er , le jeune Joseph reçoit une éducation sévère. Lorsque sa mère le nomme au Conseil d'État, il fait preuve d'une intelligence exceptionnelle et d'un vif intérêt […] […] Lire la suite JOURNAL D'UN THÉOLOGIEN. 1946-1956 Y. Congar Écrit par Christian HERMANSEN • 1 047 mots Depuis le décès du frère dominicain Yves Congar 1904-1995, le gros livre réalisé avec l'aide de quelques collaborateurs par Étienne Fouilloux, professeur d'histoire contemporaine à l'université Louis-Lumière-Lyon II, doit être considéré comme un témoignage précieux pour l'historiographie catholique du xx e siècle, portant précisément sur une période pré-conciliaire un peu oubliée. Paru en 2001 […] […] Lire la suite LAÏCITÉ Écrit par Jean BAUBÉROT, Émile POULAT • 7 623 mots • 2 médias Dans le chapitre Retour sur l'expérience française » […] Boniface VIII, le pape souffleté par l'envoyé du roi Philippe le Bel, ou l'attentat d'Anagni » 1303 cette image a traversé les siècles, et elle avait sa place dans tous les manuels d'histoire. Mais, si elle montre bien le choc des prétentions, elle ne dit rien sur le statut de la religion. Or ce que nous appelons laïcité est alors totalement impensable, à moins de parler d'une laïcité sacral […] […] Lire la suite LAÏCITÉ, notion de Écrit par Émile POULAT • 1 321 mots Dans le chapitre Les formes de la laïcité » […] Sa forme la plus ancienne et son premier noyau, c'est sans aucun doute la laïcité de l'État », quand on ne parlait encore ni d'État, ni de laïcité. L'expression est susceptible de recouvrir au moins trois sens. Sous l'Ancien Régime, l'État était laïque » en ce sens que ses liens étroits avec l'Église reposaient sur l'indépendance mutuelle des deux pouvoirs. L'Église ne gouvernait pas l'État, […] […] Lire la suite LAMENNAIS FÉLICITÉ DE 1782-1854 Écrit par Louis LE GUILLOU • 1 700 mots Voir, comme on le fait parfois, dans la rupture de Lamennais avec le catholicisme romain une réaction d'orgueil blessé après la condamnation de Paroles d'un croyant , et tenir sa révolte pour un affrontement purement personnel avec le pape Grégoire XVI, c'est risquer de passer à côté du drame qui s'est joué dans l' Église du xix e siècle et dont Féli » a été un des principaux acteurs. Par son œ […] […] Lire la suite LAMENTABILI DÉCRET 1907 Écrit par Émile POULAT • 320 mots Première intervention doctrinale du Saint-Siège dans la crise moderniste, ce décret du Saint-Office, daté du 3 juillet 1907, réprouvait et proscrivait une liste de soixante-cinq propositions erronées. Ces erreurs concernaient les droits de la critique savante face à l'enseignement de l'Église, l'inspiration divine de la Bible, la révélation chrétienne et la nature des dogmes, l'Incarnation et la R […] […] Lire la suite LATRAN ACCORDS DU 1929 Écrit par Vincent GOURDON • 208 mots • 1 média Signés par le pape Pie XI 1922-1939 et Mussolini, les accords du Latran règlent la question romaine », qui envenimait les relations entre la papauté et, par suite, les catholiques et l'État unitaire italien, depuis que ce dernier avait annexé Rome le 2 octobre 1870, mettant fin à l'existence millénaire des États du pape. La papauté, qui disposait déjà d'une souveraineté internationale reconn […] […] Lire la suite LEFEBVRE MARCEL 1905-1991 Écrit par Luc PERRIN • 1 066 mots • 2 médias Populaire défenseur de la messe en latin ou maurrassien impénitent, Athanase du xx e siècle » ou avocat obstiné d'une théologie attardée », M gr Lefebvre a suscité toute une imagerie d'Épinal. Rend-elle bien compte d'une affaire qui eut un large écho, spécialement en France, et aboutit à un nouveau schisme dans l'Église catholique ? Né à Tourcoing dans une famille très pieuse le 29 novembr […] […] Lire la suite LÉKAI LÁSZLÓ 1910-1986 Écrit par János BOÓR • 834 mots Primat de Hongrie, archevêque d'Esztergom, le cardinal László Lékai est né le 12 mars 1910 à Zalalövő, dans le sud-ouest de la Hongrie, dans une famille chrétienne pratiquante de trois enfants. Son père était un potier aisé. D'origine allemande, il s'est toujours senti hongrois, et, prêtre, il fait changer son nom, Lung, en Lékai. Il fut élève des piaristes, ordre religieux libéral. Il continue se […] […] Lire la suite LÉON XIII 1810-1903 pape 1878-1903 Écrit par Roger AUBERT • 2 398 mots • 1 média Léon XIII , qui fut à la tête de l'Église catholique durant le dernier quart du xix e siècle, était, malgré ses limites, un homme supérieur, et si sa politique n'a pas toujours été aussi géniale que certains l'ont affirmé, elle lui a toutefois permis de rendre au Saint-Siège, fort discrédité à la mort de son prédécesseur Pie IX, une autorité morale considérable et, par là, une puissance politiq […] […] Lire la suite LERCARO GIACOMO 1891-1976 Écrit par Jacques NOBÉCOURT • 1 145 mots Dans un épiscopat italien dont les principaux représentants hésitent à manifester une autonomie de pensée et d'action face au Saint-Siège, sans pour autant en contester l'autorité, Giacomo Lercaro, après le II e concile du Vatican, a surgi comme l'exemple même de la difficulté de cette ligne de conduite, et de son échec. Peut-être en avance sur l'évolution de l'Église vis-à-vis des problèmes ital […] […] Lire la suite LES PROVINCIALES, Blaise Pascal Fiche de lecture Écrit par Christian BIET • 1 419 mots • 1 média Les Provinciales, ou Lettres escrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis et aux RR. PP. Jésuites sur le sujet de la morale et de la politique de ces Pères , sont un ensemble de dix-huit lettres anonymes vendues clandestinement à Paris, puis publiées sous le pseudonyme de Louis de Montalte de janvier 1656 à mai 1657. Violemment attaqués par les jésuites et par la majorité des évêques […] […] Lire la suite L'EUROPE DANS SON HISTOIRE. LA VISION D'ALPHONSE DUPRONT dir. F. Crouzet et F. Furet Écrit par Bernard VALADE • 1 218 mots Conçues par la Société des amis d'Alphonse Dupront et organisées sous la direction de François Crouzet et de François Furet, les Journées d'études qui se sont déroulées à Florence en septembre 1996 ont eu pour thème la représentation du destin européen dans l'œuvre d'un historien dont la renommée ne cesse de grandir. L'Europe dans son histoire Paris, 1996 rassemble les trente et une com […] […] Lire la suite LIBERTINAGE Écrit par Michel DELON • 3 267 mots Dans le chapitre De la liberté au dérèglement » […] L'histoire du mot se caractérise par des renversements sémantiques, des confusions et contaminations. Étymologiquement, le libertus ou le libertinus est à Rome un affranchi, un ancien esclave qui a reçu sa liberté. Libertinus est un statut social. Le mot désigne aussi plus tard un fils d'affranchi, donc marqué par une infériorité sociale. Un emploi particulier s'impose au Moyen Âge, qui fait du […] […] Lire la suite LOISY ALFRED 1857-1940 Écrit par Émile GOICHOT • 2 289 mots Deux traits caractérisent l'image habituellement reçue d'Alfred Loisy une spécialisation professionnelle – c'était un exégète , aux positions singulièrement critiques ; un rôle historique, circonscrit et conjoncturel – protagoniste de la crise moderniste , il semble rentrer dans l'obscurité après l'encyclique Pascendi et son excommunication nominative. Ces aspects ne sont pas accessoires, le s […] […] Lire la suite LUBAC HENRI DE 1896-1991 Écrit par Joseph DORÉ • 1 145 mots Né à Cambrai le 20 février 1896, entré au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1913, Henri de Lubac vécut l'essentiel de sa carrière théologique à Lyon. À la faculté de théologie de l'Institut catholique d'une part, où il enseigna, à partir de 1929, la théologie fondamentale et l'histoire des religions. Au scolasticat jésuite de Fourvière d'autre part, où il noua de riches amitiés et exerça une p […] […] Lire la suite LUSTIGER JEAN-MARIE 1926-2007 Écrit par Jean-Claude PETIT • 1 329 mots Singulière destinée que celle d'Aaron Lustiger, né à Paris le 17 septembre 1926, petit-fils d'un rabbin polonais du même nom, fils de commerçants juifs du XVIII e arrondissement de Paris et devenu, le 2 février 1981, archevêque de Paris ! Cette singularité ne quittera pas une personnalité hors du commun, admirée par les uns, contestée par les autres, que les médias chouchouteront jusqu'à sa mort, […] […] Lire la suite LUTHER MARTIN 1483-1546 Écrit par Martin BRECHT, Pierre BÜHLER • 11 985 mots • 4 médias Dans le chapitre L'héritage de Luther » […] Luther a marqué l'histoire ; son œuvre a fait école et débouché sur une tradition. Comme tous les héritages, cette dernière est ambiguë. En un jeu complexe de continuités et de ruptures, elle poursuit l'œuvre, mais en détermine aussi les effets, de manière plus ou moins heureuse. L'image de Luther qui en résulte fait histoire, souvent aux dépens de sa pensée, dans l'Église et dans la théologie. Lu […] […] Lire la suite MARTY FRANÇOIS 1904-1994 Écrit par Émile POULAT • 830 mots Un large béret, le sourire inimitable et le parler rocailleux, tel était le nouvel archevêque à qui Paul VI, en ce printemps de 1968, donnait la succession du cardinal Veuillot sur le siège de Paris. Il arriva le 29 avril. Ce jour-là, et bien qu'il fût Rouergat, il devint le plus illustre des Auvergnats de Paris. Pourquoi aurait-il écouté les conseilleurs qui l'invitaient à perdre son accent » ? […] […] Lire la suite MÈRE TERESA 1910-1997 Écrit par Anne SEBBA • 1 128 mots • 2 médias Au beau milieu d’un xx e siècle largement sécularisé, mère Teresa fut un témoin intransigeant de la foi religieuse traditionnelle. Elle a su capter la soif de spiritualité du monde entier, attirant à elle des soutiens bien au-delà de l'Église catholique, et fut tenue pour un suprême exemple d'humilité, de dévotion et de charité envers les plus pauvres parmi les pauvres. À une époque où la plupar […] […] Lire la suite MERRY DEL VAL RAFAEL 1865-1930 Écrit par Émile POULAT • 401 mots Cardinal secrétaire d'État de Pie X, né d'une mère irlandaise et d'un père espagnol, à Londres, où celui-ci était ambassadeur. Merry del Val y reçut sa première éducation et c'est là que le baron von Hügel le connut enfant. Léon XIII le distingua dès l'époque où il faisait ses études au séminaire, à Rome il le nomma à trente-deux ans archevêque de Nicée et président de l'Académie des nobles eccl […] […] Lire la suite MINDSZENTY JÓZSEF 1892-1975 Écrit par Thomas SCHREIBER • 784 mots Toute sa vie, Joseph Mindszenty redouta la destruction des structures traditionnelles de la Hongrie, nation millénaire, vieux pays catholique. D'ou son opposition, de sa jeunesse à sa mort, aux mouvements de gauche et d'extrême gauche. Né à Csehmindszent, petit village transdanubien, fils d'une famille de paysans, Joseph Pehm il fait magyariser son nom en 1941 est ordonné prêtre en 1915. Démêlés […] […] Lire la suite MIRARI VOS ENCYCLIQUE 1832 Écrit par Roger AUBERT • 613 mots Promulguée par le pape Grégoire XVI, l'encyclique Mirari vos fut publiée le 15 août 1832. Le Saint-Siège ayant été de divers côtés, y compris par Lamennais lui-même, saisi au sujet des doctrines de L'Avenir , l'examen en fut confié à la congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires. Les consulteurs furent unanimes à estimer que le pape ne pouvait garder le silence sous peine de paraît […] […] Lire la suite MISSIONS Écrit par Jean BAUBÉROT, Henry DUMÉRY, Antonin-Marcel HENRY, Anastasios YANNOULATOS • 17 262 mots • 6 médias Dans le chapitre La période des patronats xvie-xviie siècle » […] En 1492, les Espagnols s'emparent de Grenade, dernier point d'appui musulman dans la Péninsule. Le Portugal et l'Espagne, dont les caravelles se sont aventurées plus loin qu'on ne l'avait jamais fait, deviennent des puissances. Cependant, la Chrétienté, serrée depuis des siècles dans l'étau musulman et incapable de triompher des pirates turcs en Méditerranée, aspire à se libérer. L'idée naît de p […] […] Lire la suite MODERNISME, catholicisme Écrit par Émile POULAT • 5 231 mots Le xvii e siècle a connu, en littérature, la querelle des Anciens et des Modernes. Deux siècles plus tôt, avant même la réforme protestante, s'était affirmée dans l'Église une devotio moderna. Après la Révolution française, au contraire, moderne » s'appliquera, dans le langage catholique, à la société bourgeoise et libérale, portée au pouvoir par la chute de l'Ancien Régime, et deviendra entre […] […] Lire la suite NESTORIANISME Écrit par Hervé LEGRAND • 1 277 mots Dans le chapitre Du XVIe siècle à nos jours » […] Au xvi e siècle, l'Église nestorienne s'affaiblit encore à la suite de la politique d'union menée par Rome. Récusant la dévolution héréditaire du patriarcat d'oncle à neveu, en vigueur depuis 1450 et qui demeure la règle jusqu'au xx e siècle, un groupe dissident entra en communion avec Rome sous la conduite de Sulāqā. Ainsi commença la communauté chaldéenne catholique, qui, de nos jours, a in […] […] Lire la suite ŒCUMÉNISME Écrit par Jean BAUBÉROT, Georges CASALIS, Étienne FOUILLOUX • 6 380 mots • 1 média Dans le chapitre Le dialogue entre Genève et Rome » […] L'histoire des ruptures est jalonnée d'une série de tentatives pour rétablir l'unité brisée les conciles de Lyon 1274 et de Florence 1439 avaient essayé en vain de rapprocher les Églises d'Orient et d'Occident ; les réformateurs, tant Calvin que Luther et Bucer, conscients de viser à une catholicité évangélique, souhaitent un Concile qui soit vraiment représentatif de tous et qui renouerait […] […] Lire la suite OPUS DEI Écrit par Émile POULAT • 1 113 mots Société religieuse qui jouit dans l'Église catholique contemporaine d'un statut original, l'Opus Dei a été fondé en 1928 par un prêtre espagnol, José María Escrivá de Balaguer, né en 1902 à Barbastro, en Aragón, dans une famille de commerçants, et décédé à Rome le 26 juin 1975, avec une réputation de sainteté. J. M. Escrivá de Balaguer avait reçu à Madrid, le 2 octobre 1928, la révélation intérieu […] […] Lire la suite ORDRES RELIGIEUX Écrit par André DUVAL • 3 241 mots Dans le chapitre Du XVIe au XXe siècle dépassement des solutions acquises » […] Trois forces s'affirment au xvi e siècle critique évangélique, réinvention, juridisme conservateur, dont le jeu antagoniste commandera l'évolution des formes de vie religieuse jusqu'aux radicales remises en question d'aujourd'hui, après l'euphorie du II e concile du Vatican. Monachatus non est pietas ne pas confondre pratiques des cloîtres et valeur spirituelle », c'est au nom de ce culte […] […] Lire la suite OTTAVIANI ALFREDO 1890-1979 Écrit par Émile POULAT • 855 mots Le terrible cardinal Ottaviani n'est plus, il est allé rejoindre l'ombre de Torquemada c'est du moins ce qu'ont pu dire ou penser ses adversaires et ses victimes, se fondant sur l'image qu'ils se faisaient de lui, associée à celle qu'ils avaient du sinistre Saint-Office où le prélat avait fait sa carrière, la Congrégation pour la doctrine de la foi, héritière de la Sainte Inquisition. Voir en l […] […] Lire la suite PAPAUTÉ Écrit par Yves CONGAR • 5 487 mots • 3 médias Dans le chapitre De la Réforme à l'époque contemporaine » […] Pourtant le pouvoir papal, alors détenu par des pontifes plus soucieux de politique et d'humanisme que d'apostolat, devait rencontrer une opposition, partielle de la part du gallicanisme des rois de France et de la Sorbonne, et radicale de la part des différentes réformes du xvi e siècle, allant jusqu'au rejet du pouvoir papal par Luther 1519. Exacerbée dans son antagonisme au pape de Rome par […] […] Lire la suite PARAGUAY Écrit par Rubén BAREIRO-SAGUIER, Renée FREGOSI, Sylvain SOUCHAUD • 13 306 mots • 5 médias Dans le chapitre Les mouvements d'opposition » […] Pendant que le parti officiel se désagrège, l'opposition s'élargit et, pour la première fois depuis la guerre civile de 1947, il existe une volonté de gagner des espaces autres que ceux que la dictature permet d'occuper. Depuis 1986 se dessine une dynamique des mouvements de rue débutant avec les médecins et les infirmières de l'hôpital de Cliniques national qui réclament des augmentations de s […] […] Lire la suite PAROISSE, histoire Écrit par Solange MARIN • 612 mots À l'époque du haut Moyen Âge, la paroisse désigne le lieu de culte, l'église et, par extension, les terres dont elle est dotée par l'évêque pour sa subsistance avec les tenanciers qui y vivent et lui versent la dîme. Le recteur ou curé a la charge la cure des âmes de ces tenanciers qui sont tenus d'y remplir leurs devoirs de chrétiens depuis le baptême jusqu'à l'inhumation des leurs dans le cime […] […] Lire la suite PASCENDI ENCYCLIQUE 1907 Écrit par Émile POULAT • 372 mots Datée du 8 septembre 1907, et faisant suite au décret Lamentabili , l'encyclique Pascendi de Pie X signait la condamnation solennelle du modernisme — défini comme le collecteur de toutes les hérésies » — et, pour la première fois, présentait une synthèse du mouvement novateur tel qu'il était perçu à Rome. L'exposé doctrinal était suivi d'une partie disciplinaire. Cet exposé dressait un portrait […] […] Lire la suite PATRIMOINE ARTISTIQUE DES ÉGLISES DE PARIS Écrit par Georges BRUNEL • 2 817 mots Un touriste qui parcourrait aujourd'hui les églises de Rome, de Naples ou de Venise en se servant d'un guide du xviii e siècle trouverait généralement dans son livre l'explication de ce qu'il voit. À Paris, ce ne serait pas le cas. Dans les capitales italiennes, le patrimoine des églises est le produit d'une accumulation lente et continue ; aucune catastrophe n'a bouleversé la sédimentation des s […] […] Lire la suite PAUL V, CAMILLO BORGHÈSE 1552-1621 pape 1605-1621 Écrit par Universalis • 734 mots Né le 17 septembre 1552 à Rome, mort le 28 janvier 1621 à Rome, Camillo Borghese est un brillant canoniste, qui a fait partie des émissaires de la curie romaine au royaume d'Espagne avant d'être nommé cardinal par le pape Clément VIII 1536-1605, pape 1592-1605 en 1596. En 1603, il devient vicaire de Rome puis est élu pour succéder au pape Léon XI 1535-1605, pape 1 er avril 1605-27 avril 1605 […] […] Lire la suite PAUL VI, GIOVANNI BATTISTA MONTINI 1897-1978 pape 1963-1978 Écrit par Émile POULAT • 3 244 mots • 1 média Le 21 juin 1963, le cardinal Gianbattista Montini, archevêque de Milan, élu par le conclave pour succéder à Jean XXIII, annonça qu'il choisissait le nom de Paul VI. Ce nom, qui n'avait plus été porté depuis le début du xvii e siècle, avait sûrement une valeur symbolique, mais laquelle ? Pour tout le monde, il évoquait Paul, l'Apôtre des gentils, et donc un programme missionnaire ». Pour les his […] […] Lire la suite PAYS-BAS Écrit par Christophe DE VOOGD, Frédéric MAURO, Guido PEETERS, Christian VANDERMOTTEN, Universalis • 35 700 mots • 24 médias Dans le chapitre Une mainmise confessionnelle » […] À partir de 1954, l'opposition entre groupes confessionnels et non confessionnels s'accentua et le système du cloisonnement se renforça. L'initiative en revint à l' Église catholique. En mai 1954, l'épiscopat publia un mandement qui causa une grande émotion. Ce document répétait, en termes renforcés, des thèses qui avaient déjà été avancées par les évêques. Sous peine de refus » des saints sacre […] […] Lire la suite PETITE ÉGLISE ET ANTICONCORDATAIRES Écrit par André DUVAL • 396 mots Le Concordat de 1801 entre Bonaparte et Pie VII fit d'assez nombreux mécontents soit dans le clergé, et plus particulièrement parmi les prélats gallicans d'ancien régime dépossédés de leur siège épiscopal, soit dans la population paysanne, bouleversée dans ses habitudes par la réduction du nombre des fêtes chômées, par les lois sur le mariage, les nouvelles circonscriptions des paroisses, etc. Le […] […] Lire la suite PIE IX, GIOVANNI MARIA MASTAI FERRETTI 1792-1878 pape 1846-1878 Écrit par Roger AUBERT • 3 001 mots • 1 média Élu pape relativement jeune, à cinquante-quatre ans, par des cardinaux qui se préoccupaient surtout d'apporter une solution aux problèmes politiques de l'État pontifical, Pie IX a échoué complètement sur ce plan, mais il a, par contre, au cours d'un pontificat exceptionnellement long 1846-1878, influé de façon profonde et durable sur l'évolution interne de l'Église catholique. Sans doute n'a-t- […] […] Lire la suite PIE VI, GIANNANGELO BRASCHI 1717-1799 pape 1775-1799 Écrit par André DUVAL • 429 mots D'une noble famille de Cesena, Giovanni Angelico Giannangelo Braschi fut élevé par les Jésuites. Juriste, il devint secrétaire du cardinal Raffo en 1740, puis secrétaire papal et chanoine de Saint-Pierre en 1755 ; il ne fut ordonné prêtre qu'en 1758. Nommé trésorier de l'Église romaine par Clément XIII 1766 et cardinal par Clément XIV 1773, il est élu pape en 1775. Se laissant d'abord absorb […] […] Lire la suite PIE VII, GREGORIO BARNABA CHIARAMONTI 1740-1823 pape 1800-1823 Écrit par André DUVAL • 853 mots Bénédictin à l'âge de seize ans, abbé du monastère Saint-Calliste à Rome en 1775, évêque de Tivoli en 1782, puis d'Imola en 1785, Gregorio Chiaramonti fut nommé cardinal la même année et élu pape à Venise en 1800. Le pontificat de Pie VII fut dominé par son conflit avec Napoléon I er . Négocié entre le Premier consul et le cardinal Consalvi, le concordat de 1801 restaurait la religion catholique e […] […] Lire la suite PIE V saint, ANTONIO GHISLIERI 1504-1572 pape 1566-1572 Écrit par André DUVAL • 341 mots Entré à l'âge de quatorze ans chez les Dominicains, prêtre en 1528, professeur de philosophie et de théologie, puis maître des novices et prieur, Antonio Ghislieri, remarquable par son zèle et l'austérité de sa vie, fit carrière dans les tribunaux et bureaux de l'Inquisition, que réorganisait le cardinal Jean-Pierre Caraffa, et devint ainsi commissaire général de l'Inquisition en 1551. Élu pape, C […] […] Lire la suite PIE XI, ACHILLE RATTI 1857-1939 pape 1922-1939 Écrit par Aline COUTROT • 1 038 mots • 2 médias Lors de son élection par le conclave, le cardinal Ratti est depuis quelques mois archevêque de Milan. C'est un érudit — il a été préfet de la bibliothèque Vaticane et enseigné la théologie et l'hébreu — mais aussi un pasteur qui catéchise les enfants des quartiers pauvres et un diplomate qui, au lendemain de la Première Guerre mondiale, a exercé les difficiles fonctions de visiteur apostolique dan […] […] Lire la suite PIE XII, EUGENIO PACELLI 1876-1958 pape 1939-1958 Écrit par Jacques NOBÉCOURT • 2 274 mots • 2 médias La situation de l'Église catholique dans le monde à la fin du xx e siècle échappe largement à l'analyse immédiate, du fait que les interprétations qu'en donne le pape Jean-Paul II et les décisions qu'il prend dans l'ordre institutionnel ne sont pas encore inscriptibles dans la durée. L'élection en 1978 de ce pape polonais a été perçue comme un événement considérable, mais les innovations qu'elle […] […] Lire la suite PIE X saint, GIUSEPPE SARTO 1835-1914 pape 1903-1914 Écrit par Émile POULAT • 1 444 mots Le pontificat de Pie X n'a duré que onze ans 1903-1914 ; c'est peu, comparé à celui de ses prédécesseurs immédiats Léon XIII 25 ans, Pie IX 31 ans, Grégoire XVI 15 ans, mais ce fut tout de même un pontificat marquant, dont l'influence a été profonde, voire décisive et, en certains domaines, durable. Quelque jugement, historique ou idéologique, que l'on puisse porter sur l'orientation don […] […] Lire la suite POLOGNE Écrit par Jean BOURRILLY, Georges LANGROD, Michel LARAN, Marie-Claude MAUREL, Georges MOND, Jean-Yves POTEL, Hélène WLODARCZYK, Universalis • 44 235 mots • 27 médias Dans le chapitre Catholicisme, mémoire et identité nationale » […] En vérité, l'ouverture du pays au monde, après quarante-cinq années de souveraineté limitée » au sein du bloc soviétique, suscitent de nombreuses interrogations, dont le débat politique n'est qu'une des expressions. Traditionnellement distante des institutions, la société polonaise s'identifie plus facilement à des représentations collectives. Plus communautaire, meurtrie par deux siècles d'épre […] […] Lire la suite PREMIER CONCILE DU VATICAN Écrit par Jean-Urbain COMBY • 208 mots • 1 média Le pape Pie IX convoque le concile du Vatican qui réunit sept cents évêques le 8 décembre 1869 dans la perspective de trouver les remèdes contre les si nombreux maux qui oppressent l'Église » – mais tous pensent que le sujet essentiel sera la définition de l'infaillibilité pontificale. La constitution Dei Filius 24 avril 1870 définit, face aux erreurs du rationalisme, du panthéisme, du fidéis […] […] Lire la suite PRÊTRES-OUVRIERS Écrit par Universalis • 823 mots On donne volontiers le titre de prêtre-ouvrier à tout prêtre qui sait se faire proche et compréhensif, attentif à la vie ordinaire et aux difficultés des petites gens, même s'il n'exerce pas un emploi salarié. Pourtant, nombre de prêtres au travail ne souhaitent pas s'appeler ainsi, soit qu'ils travaillent dans d'autres secteurs d'activité, soit qu'ils veuillent garder leur indépendance personnell […] […] Lire la suite PROPAGANDE Écrit par Xavier LANDRIN • 7 633 mots • 10 médias Dans le chapitre Le mot et l'idée » […] La genèse du terme propagande » constitue un indicateur des types de phénomènes qu'il a pu désigner. Pour évoquer l'émergence progressive du mot, les historiens font souvent référence à deux buttes chronologiques les activités de propagande de l'Église catholique contre la Réforme aux xvi e et xvii e siècles, et la mobilisation des opinions » dans le contexte révolutionnaire où le mot appa […] […] Lire la suite QUIÉTISME Écrit par Jacques LE BRUN • 1 778 mots Le quiétisme est une forme de la mystique chrétienne, tendant à l'hétérodoxie, qui a été condamnée en 1687 par une constitution du pape Innocent XI erreurs de Molinos et en 1699 par un bref d'Innocent XII erreurs relatives à l'amour pur de Dieu, à propos d'un livre de Fénelon. L'étymologie du mot évoque le complet repos, ou quiétude latin quies , dans lequel se trouverait l'âme plongée en Di […] […] Lire la suite RALLIEMENT Écrit par Xavier de MONTCLOS • 766 mots Le nom de ralliement » fut donné à la nouvelle direction politique que Léon XIII indiqua aux catholiques français en les engageant à accepter le régime républicain. Les prodromes du ralliement datent des années 1879-1880. Lorsque les républicains, parvenus au pouvoir, commencèrent à appliquer leur programme de laïcisation, le Saint-Siège conseilla à certains leaders catholiques d'abandonner tact […] […] Lire la suite RELIGION Religion et État Écrit par Louis de NAUROIS • 8 453 mots Dans le chapitre États confessionnels » […] Historiquement, pendant fort longtemps, jusqu'à la fin du xviii e siècle environ, tous les États ont été confessionnels. Si l'on s'en tient aux grandes religions monothéistes à vocation universaliste le judaïsme, le christianisme, l'islam, on constate ceci le judaïsme de l'Ancien Testament ne connaît pas la distinction du spirituel et du temporel, les autorités religieuses ne sont pas nettem […] […] Lire la suite RERUM NOVARUM ENCYCLIQUE 1891 Écrit par Roger AUBERT • 819 mots Titre d'une encyclique du pape Léon XIII, la première sur la question ouvrière. Publiée le 15 mai 1891, elle avait été préparée par le mouvement social catholique qui avait été amorcé en Allemagne par Mgr Ketteler et s'était développé au cours des années 1880 en France autour de La Tour du Pin et de Léon Harmel, en Autriche autour de Vogelsang, en Italie autour de Toniolo et du groupe romain de Mg […] […] Lire la suite RÉVOLUTION FRANÇAISE Écrit par Jean-Clément MARTIN, Marc THIVOLET • 29 554 mots • 3 médias Dans le chapitre L'affirmation des oppositions 1791 » […] La remise en cause des fondements de la vie publique est générale, ce qui provoque de multiples reclassements lus selon la grille politique qui s'impose peu à peu à tout le pays, classant les groupes et les individus selon leur soutien ou leur résistance à la Révolution. Si les quatre-vingt-trois départements, nouvellement créés, respectent globalement les cadres provinciaux, la désignation des ch […] […] Lire la suite ROME Écrit par Géraldine DJAMENT, Sylvia PRESSOUYRE • 11 408 mots • 14 médias Dans le chapitre L'enclave vaticane capitale de la catholicité » […] L'enclave vaticane, dont le régime est la monarchie absolue, occupe 0,44 kilomètre carré, et abrite le palais pontifical, la bibliothèque vaticane, les musées et les jardins. La chapelle Sixtine accueille le conclave chargé d'élire les papes. Il convient d'y ajouter plusieurs microterritoires au statut particulier les territoires dotés du privilège d'exterritorialité par exemple la basilique […] […] Lire la suite ROYAUME-UNI Histoire Écrit par Bertrand LEMONNIER, Roland MARX, Universalis • 43 798 mots • 66 médias Dans le chapitre L'âge des réformes » […] Rien n'annonce l'âge des réformes sous Henri VII ou dans les premières décennies du règne de Henri VIII , monté sur le trône en 1509. Au contraire, ces souverains ont lutté contre les héritiers des lollards et contre les thèses luthériennes, au moment où elles se sont propagées en provenance du continent Henri VIII les a personnellement réfutées dans un écrit qui lui vaut en 1521, du pape Léon […] […] Lire la suite RWANDA Écrit par François BART, Jean-Pierre CHRÉTIEN, Marcel KABANDA • 11 976 mots • 5 médias Dans le chapitre L'administration belge 1916-1962 » […] En 1925, le Territoire du Ruanda-Urundi est rattaché administrativement au Congo belge, sous l'autorité d'un vice-gouverneur général. Dès 1920, le ministre des Colonies Louis Franck avait décidé d'appuyer l'administration du pays sur l'organisation indigène ». Celle-ci est restructurée par le résident Georges Mortehan en 1926 et surtout par le gouverneur Charles Voisin au début des années 1930 […] […] Lire la suite SACRÉ-CŒUR DÉVOTION AU Écrit par Charles BERTHELOT DU CHESNAY • 980 mots • 1 média Depuis une centaine d'années, dans les pays catholiques, un cœur couronné d'épines, c'est un sacré-cœur ; une statue ou un tableau qui représente Jésus-Christ avec une poitrine rayonnante ou un cœur à la main, c'est encore un sacré-cœur ou une image du Sacré-Cœur. Si l'on affirme que la dévotion au Sacré-Cœur est en honneur dans l'Église catholique, il arrive que des esprits, même religieux, en so […] […] Lire la suite SCIENCES Science et christianisme Écrit par Jacques ROGER • 4 121 mots Dans le chapitre De Copernic à Newton » […] À partir du xv e siècle, l'humanisme puis la Renaissance bouleversèrent le paysage intellectuel européen. Il y eut, certes, un néopaganisme et une philosophie panthéiste très éloignés de la pensée chrétienne. Mais la rupture avec la scolastique médiévale se fit surtout au nom d'une nouvelle sensibilité religieuse et de la philosophie platonicienne. La science moderne, comme la Réforme protesta […] […] Lire la suite SECTES ET CATHOLICISME Écrit par Jean-François MAYER • 2 219 mots Dans le chapitre Une lente prise de conscience » […] Nous ferions pourtant erreur en tenant le cas français pour généralisable. Au xix e siècle, en effet, les activités missionnaires des nouvelles sectes » de l'époque s'étaient principalement dirigées vers les populations ou régions protestantes, jugées mieux préparées par la lecture de la Bible à accepter les lumières proposées. Ainsi, les vaudois du Piémont, auxquels leur histoire hors du com […] […] Lire la suite SIXTE V ou SIXTE QUINT, FELICE PERETTI 1521-1590 pape 1585-1590 Écrit par André DUVAL • 291 mots Fils d'un jardinier, entré à douze ans chez les franciscains de Montalto, ordonné prêtre en 1547, Felice Peretti se fait un nom à Rome comme prédicateur ; il y comptait parmi ses amis Ignace de Loyola et Philippe Neri. Professeur à l'université de Rome 1560, il fut élu général de son ordre 1566 et promu la même année à l'évêché de Sainte-Agathe. Pie V, dont il était le confesseur, le fit cardi […] […] Lire la suite SLOVAQUIE Écrit par Fedor BALLO, Jaroslav BLAHA, Michel LARAN, Marie-Claude MAUREL, Universalis • 9 326 mots • 8 médias Dans le chapitre La Slovaquie devant un choix de société » […] Quant aux relations entre l'État slovaque et l'Église catholique romaine, elles demeurent une source permanente de tensions sociales et politiques. Terre d'élection du pape Jean-Paul II, qui y fit trois visites en quinze ans, la Slovaquie occupait une place de choix dans la politique de reconquête menée par le Saint-Siège après la chute du Mur de Berlin. Une grande partie des biens ecclésiastiq […] […] Lire la suite SŒUR EMMANUELLE 1908-2008 Écrit par Jean-Claude PETIT • 834 mots • 1 média C'est le 16 novembre 1908 que naît, à Bruxelles, Madeleine Cinquin qui deviendra, sous le nom de sœur Emmanuelle, la religieuse la plus populaire auprès des Français, véritable icône de la solidarité. Son père, qui dirige une entreprise de lingerie fine, est belge, sa mère française. Madeleine est la deuxième de leurs trois enfants. La famille, aisée, appartient à la bourgeoisie textile et mène u […] […] Lire la suite SUENENS LÉON-JOSEPH 1904-1996 Écrit par Xavier MABILLE • 803 mots • 1 média Figure éminente de l'Église de Belgique, Léon-Joseph Suenens , distingué très jeune par le cardinal Mercier, lui doit de pouvoir effectuer à l'Université grégorienne de Rome des études de philosophie, de théologie et de droit canon. Ordonné prêtre le 4 septembre 1927, il commence sa carrière dans l'enseignement avant d'être nommé en 1945 évêque auxiliaire et vicaire général de l'archidiocèse de Ma […] […] Lire la suite SYLLABUS Écrit par Roger AUBERT • 815 mots Recueil contenant les principales erreurs de notre temps » adressé aux évêques par Pie IX et daté du 8 décembre 1864 en même temps que l'encyclique Quanta Cura . Il était constitué de quatre-vingts propositions déjà condamnées antérieurement par le pape. L'idée d'un pareil recueil avait été suggérée dès 1849 par le cardinal Pecci et reprise notamment à l'occasion de la définition de l'Immaculé […] […] Lire la suite SYLLABUS, en bref Écrit par Jean-Urbain COMBY • 198 mots • 1 média La première étape de l'unité italienne se réalise en 1861 aux dépens de la papauté, qui perd la plus grande partie de ses territoires. Le pape y voit la conséquence du libéralisme droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, liberté de presse, de culte, d'opinion, de conscience, toutes libertés qui conduisent, selon lui, à l'indifférentisme, au relativisme et au mépris de l'autorité légitime et de […] […] Lire la suite TCHÉCOSLOVAQUIE Écrit par Marie-Elizabeth DUCREUX, Michel LARAN, Jacques RUPNIK • 12 946 mots • 11 médias Dans le chapitre Évolution des rapports entre l'Église et l'État » […] Le réveil religieux surtout catholique très marqué dans la jeune génération est un phénomène de société nouveau et qui n'a pas d'équivalent dans la tradition tchèque. 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Mais certains s'interrogent sur la pertinence d'une proposition de loi qui vise à […] […] Lire la suite THÉOLOGIE DE LA LIBÉRATION Écrit par Michaël LÖWY • 1 373 mots La théologie de la libération se présente d'abord comme un ensemble de textes rédigés depuis 1971 par des figures du catholicisme latino-américain comme Gustavo Gutiérrez au Pérou, Hugo Assmann, Frei Betto, Leonardo et Clodovis Boff au Brésil, Jon Sobrino et Ignacio Ellacuria au Salvador, Segundo Galilea et Ronaldo Muñoz au Chili, Pablo Richard au Chili et au Costa Rica, José Miguel Bonino et Jua […] […] Lire la suite UKRAINE Écrit par Annie DAUBENTON, Iryna DMYTRYCHYN, Lubomyr A. HAJDA, Georges LUCIANI, Yann RICHARD, Universalis • 37 259 mots • 14 médias Dans le chapitre Évolution religieuse » […] Les tentatives pour améliorer le sort de l'Église ruthène, confrontée à la montée du catholicisme romain – favorisée par l'arrivée des jésuites – et à son propre déclin interne, reprirent de la vigueur dans les dernières décennies du xvi e siècle. Vers 1580, le prince Konstantin Ostrocki fonda à Ostroh, en Volhynie, un centre culturel qui comprenait une académie et une imprimerie et attira l'élit […] […] Lire la suite UNIGENITUS BULLE 1713 Écrit par Jean MESNARD • 552 mots La publication de la bulle Unigenitus 1713 forme l'épisode principal de l'histoire du second jansénisme, lié à l'œuvre et à l'action de Pasquier Quesnel. Le rôle de ce dernier comme chef du parti janséniste, découvert lors de son arrestation à Bruxelles en 1703, détermine les adversaires du mouvement — Louis XIV et M me de Maintenon, les Jésuites et leurs partisans, tel Fénelon — à susciter une […] […] Lire la suite URBAIN VIII, MAFFEO BARBERINI 1568-1644 pape 1623-1644 Écrit par Armand DANET • 391 mots • 2 médias Élégant Florentin qui commence la carrière comme nonce à Paris et qui, nommé cardinal de curie à trente-huit ans, connaît déjà le milieu romain quand il est élu pape le 6 août 1623, sous le nom d'Urbain VIII. Politicien de tempérament et de tradition familiale, Maffeo Barberini ne résiste pas longtemps à la tentation d'un affrontement des Barberini avec les Farnèse à propos du duché de Castro. Dur […] […] Lire la suite VATICAN CITÉ DU Écrit par Émile POULAT • 4 601 mots • 5 médias Dans le chapitre Un État témoin » […] On peut dire que le Vatican est, en un double sens, un État témoin il est le témoin d'un long passé historique, dont le présent n'est plus qu'un modeste souvenir, comme on le dit en géologie d'une butte ou en biologie d'un organe ; il est aussi témoin, parmi les puissances de ce monde et au sein de la société des États, de cette idée que tout ne se réduit pas à la politique, à l'économie, ni mêm […] […] Lire la suite VATICAN Ier CONCILE DU Écrit par Roger AUBERT • 3 148 mots Le XX e concile œcuménique de l'Église romaine, réuni du 8 décembre 1869 au 20 octobre 1870, fut convoqué par Pie IX dans le double dessein de condamner plus solennellement les erreurs modernes issues du rationalisme » et d'adapter le droit ecclésiastique à la société du xix e siècle. Il fut interrompu par l'annexion de Rome au royaume d'Italie, après avoir consacré la majeure partie de son te […] […] Lire la suite VATICAN IIe CONCILE DU Écrit par Roger AUBERT • 6 139 mots • 2 médias Le II e concile œcuménique du Vatican se déroula en quatre sessions, de l'automne 1962 à l'automne 1965. Il avait été question au début du pontificat de Pie XI de reprendre le I er concile du Vatican, interrompu en 1870 ; et quelques enquêtes préliminaires furent même faites dans ce dessein, mais le projet resta sans suite, et c'est dans une perspective toute nouvelle que Jean XXIII annonça au […] […] Lire la suite VERITATIS SPLENDOR ENCYCLIQUE 1993 Écrit par Émile POULAT • 1 467 mots Littéralement, les encycliques ou, en termes plus classiques, les lettres encycliques » sont des lettres circulaires, publiques, du pape à l'épiscopat du monde entier, à un épiscopat particulier, ou même — plus récemment — à un auditoire plus large, prêtres et fidèles. Elles se distinguent ainsi des lettres personnelles, privées, que la chancellerie pontificale appelait brefs. C'est un genre l […] […] Lire la suite VEUILLOT LOUIS 1813-1883 Écrit par Émile POULAT • 347 mots Fils d'un tonnelier, et toute sa vie demeuré fidèle à ses origines populaires, Louis Veuillot a été en France le véritable fondateur du journalisme catholique, auquel il contribua à donner son goût durable pour la polémique, en un temps, il est vrai, où ce journalisme était loin d'en avoir le monopole. On a peine à imaginer aujourd'hui le rôle si longtemps joué par ce simple laïc, pratiquement aut […] […] Lire la suite VICHY RÉGIME DE Écrit par Jean-Pierre AZÉMA • 6 943 mots • 1 média Dans le chapitre Toutes les droites se retrouvent dans les allées du pouvoir » […] Dès l'origine, le régime reçut un soutien sans équivoque de toutes les droites. Il est vrai cependant que tous les hommes de droite ne se retrouvèrent pas à Vichy, pas plus que, symétriquement, la Résistance ne saurait se réduire à la gauche. Reste que les personnalités militant jusqu'alors à gauche et qui ont pu être instrumentalisées par Vichy sont peu nombreuses René Belin, ex-secrétaire du bu […] […] Lire la suite VIEUX-CATHOLIQUES Écrit par Victor CONZEMIUS • 984 mots Sous le nom de vieux-catholicisme, on désigne des communautés épiscopales qui ont rompu avec Rome et qui sont réunies depuis 1889, sur la base d'une foi commune, dans l'union d'Utrecht cf. V. Conzemius, Katholizismus ohne Rom. Die altkatholische Kirchengemeinschaft , Zurich-Cologne, 1969. 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Ordonné prêtre en 1924, Stefan Wyszynski étudie à Lublin le droit canon et les sciences économiques. Il soutient en 1929 un […] […] Lire la suite SUITE ET DÉLIVRANCE. Le lendemain, les enfants ne parlèrent dans la journée que du naufrage et des sauvages, du courage de M. de Rosbourg, de sa bonté pour Paul. Paul, lui dit Marguerite, tu es et tu resteras toujours mon frère, n’est-ce pas ? Je t’aime tant, depuis tout ce que tu as raconté ! Tu aimes papa comme s’il était ton papa tout de bon et papa t’aime tant aussi ! On voit cela quand il te parle, quand il te regarde. PAUL. Oui, Marguerite, tu seras toujours ma petite sœur chérie, puisque nous avons le même père. MARGUERITE. Dis-moi, Paul, est-ce que ton père, qui est mort, ne t’aimait-pas ? PAUL. Je ne devrais pas te le dire, Marguerite, puisque mon père m’a défendu d’en parler ; mais je te regarde comme ma sœur et mon amie, et je veux que tu saches tous mes secrets. Non, mon père d’Aubert ne m’aimait pas, ni maman non plus ; quand je n’étais pas avec Sophie, je m’ennuyais beaucoup ; j’étais toujours avec les domestiques, qui me traitaient mal, sachant qu’on ne se souciait pas de moi. Quand je m’en plaignais, maman me disait que j’étais difficile, que je n’étais content de rien, et papa me donnait une tape et me chassait du salon en me disant que je n’étais pas un prince, pour que tout le monde se prosternât devant moi. MARGUERITE. Pauvre Paul ! Alors tu as été heureux avec papa, qui a l’air si bon ? PAUL. Heureux comme un poisson dans l’eau ! Mon père, ou plutôt notre père, est le meilleur, le plus excellent des hommes. Les sauvages mêmes l’aimaient et le respectaient plus que leur roi. Tu juges comme je dois l’aimer, moi qui ne le quittais jamais et qu’il aimait comme il t’aime. MARGUERITE. Et comment se fait-il que le Normand ne soit pas resté avec vous ? PAUL. Tu sauras cela ce soir. MARGUERITE. Oh ! mon petit Paul, dis-le-moi, puisque je suis ta sœur. PAUL, l’embrassant et riant. Une petite sœur que j’aime bien, mais qui est une petite curieuse et qui doit s’habituer à la patience. Marguerite voulut insister, mais Paul se sauva. Marguerite courut après lui et appela à son secours Jacques, qu’elle rencontra dans une allée. Tous deux se mirent à la poursuite de Paul, qui leur échappa avec une agilité surprenante ; Sophie, Jean, Camille, Madeleine et Léon s’étaient pourtant mis de la partie et couraient tous à qui mieux mieux. Quelquefois Paul était dans un tel danger d’être attrapé, que tous criaient d’avance Il est pris, il ne peut pas échapper ; » mais au moment où on avançait les bras pour le prendre, il faisait une gambade de côté, se lançait comme un daim et disparaissait aux yeux des enfants étonnés. Ils revinrent dans leur jardin haletants et furent surpris d’y trouver Paul. Tu cours comme un vrai sauvage, lui dirent Sophie et Marguerite. C’est étonnant que tu aies pu nous échapper. PAUL. C’est chez les sauvages en effet que j’ai appris à courir, à éviter les dangers, à reconnaître les approches de l’ennemi. Mais voilà la cloche du dîner qui nous appelle ; mon estomac obéit avec plaisir à cette invitation. MARGUERITE. Et ce soir tu achèveras ton histoire, n’est-ce pas ? PAUL. Oui, petite sœur, je te le promets. Et ils coururent tous au salon, où on les attendait pour se mettre à table. Après le dîner, et après une très-petite promenade, qui fut trouvée bien longue et que les parents abrégèrent par pitié pour les gémissements des enfants et pour les maux de toute sorte dont ils se plaignaient, on rentra au salon et chacun reprit sa place de la veille. Marguerite ne manqua pas de reprendre la sienne sur les genoux de son père, et de lui entourer le cou de son petit bras. Je suis resté hier, dit Paul, au moment où mon père appelait le Normand pour abattre des arbres et construire notre hutte. Les sauvages s’étaient déjà mis au travail ; ils commençaient à couper lentement et péniblement de jeunes arbres, avec des pierres tranchantes ou des morceaux de coquilles. Mon père et le Normand arrivèrent à eux, les écartèrent, brandirent leurs haches et abattirent un arbre en deux ou trois coups. Les sauvages restèrent d’abord immobiles de surprise mais, au second arbre, ils coururent en criant vers le village, et on vit accourir avec eux leur roi et le chef ami qui était chez eux en visite. Mon père et le Normand continuèrent leur travail. À chaque arbre qui tombait, les chefs approchaient, examinaient et touchaient la partie coupée, puis ils se retiraient et regardaient avec une admiration visible le travail de leurs nouveaux amis. Quand tous les arbres nécessaires furent coupés, taillés et prêts à être enfoncés en terre, mon père et le Normand firent signe aux sauvages de les aider à les transporter. Tous s’élancèrent vers les arbres, qui dans cinq minutes furent enlevés et portés, ou traînés en triomphe à travers le village, avec des cris et des hurlements qui attirèrent les femmes et les enfants. On leur expliquait la cause du tumulte ; ils s’y joignaient en criant et gesticulant. Quand tous les arbres furent apportés sur l’emplacement où devait être bâtie la hutte, mon père et le Normand se firent des maillets avec leurs haches, et enfoncèrent en terre les pieux épointés par un bout. Ils eurent bientôt fini et ils se mirent à faire la couverture avec les bouts des cocotiers abattus, garnis de leurs feuilles, qu’ils posèrent en travers sur les murs formés par les arbres. Ils relièrent ensuite avec des lianes les bouts des feuilles de cocotier, et les attachèrent de place en place aux arbres qui formaient les murs. Ensuite, ils bouchèrent avec de la mousse, des feuilles et de la terre humide, les intervalles et les trous qui se trouvaient entre les arbres. Je les aidai dans cette besogne ; mes petits amis les sauvages voulurent aussi nous aider et furent enchantés d’avoir réussi, il ne s’agissait plus que de faire une porte. Mon père alla couper quelques branches longues et minces et se mit à les entrelacer comme on fait pour une claie. Quand il en eut attaché avec des lianes une quantité suffisante, lui et le Normand tirèrent leurs couteaux de leurs poches, et se mirent à tailler une porte de la grandeur de l’ouverture qu’ils avaient laissée. Ils l’attachèrent ensuite aux murs, comme on attache un couvercle de panier. Les sauvages, qui s’étaient tenus assez tranquilles pendant le travail, ne purent alors contenir leur joie et leur admiration ; ils tournaient autour de la maison, ils y entraient, ils fermaient et ouvraient la porte comme de véritables enfants de deux ans. Le roi s’approcha de mon père, lui frotta l’oreille de la sienne, et lui fit comprendre qu’il voudrait bien avoir cette maison. Mon père le comprit, le prit par la main, Les sauvages ne purent contenir leur joie et leur admiration. le fit entrer dans la maison et ferma la porte sur lui. Le roi ne se posséda pas de joie, et commença avec ses sujets une ronde autour de la maison. Il fit signe à mon père que cette nuit la maison servirait à ses nouveaux amis, et qu’il ne la prendrait que le lendemain. Mon père lui expliqua, par signes aussi, que le lendemain il lui ferait une seconde chambre pour les femmes et les enfants, ce qui redoubla la joie du roi. Le chef ami regardait d’un œil triste et envieux, lorsque tout à coup son visage prit un air joyeux ; il dit quelques mots au roi, qui lui répondit Vansi, Vansi, pravine. Alors le chef s’approcha du Normand, frotta son oreille contre la sienne, et le regarda d’un œil inquiet. Mon commandant, dit le Normand, je n’aime pas ce geste-là. Le sauvage me déplaît ; au diable lui et son oreille ! — Tu vas le mettre en colère, mon Normand, rends-lui son frottement d’oreille. Si nous les fâchons, ils sont mille contre un ; quand nous en tuerions chacun un cent, il en resterait encore dix-huit cents, et nous autres expédiés, mon Paul restera victime de ta délicatesse. — C’est vrai, mon commandant ; c’est vrai cela. » En frottant son oreille contre celle du sauvage Tiens, diable rouge, la voilà mon oreille de chrétien, qui vaut mieux que ton oreille de païen. » Le chef parut aussi joyeux que l’avait été le roi, et donna un ordre qu’exécuta un sauvage ; il reparut avec le lien de l’amitié ; le chef fit à son bras et à celui du Normand la même cérémonie qu’avait faite le roi à mon père. Le Normand avait l’air mécontent et humilié. Mon commandant, dit-il, si ce n’était pas pour vous obéir, je ne me laisserais pas lier à ce chien d’idolâtre. J’ai dans l’idée qu’il n’en résultera rien de bon. Pourvu que je reste près de vous et de Paul, à vous servir tous deux et à vous aimer, je ne demande rien au bon Dieu. » Mon père serra la main au bon Normand, que j’embrassai ; mes petits amis, qui imitaient tout ce que je faisais, voulurent aussi embrasser le Normand, qui allait les repousser avec colère, lorsque je lui dis Mon bon Normand, mon ami, sois bon pour eux ; ils m’aiment. » Ce pauvre Normand ! je vois encore sa bonne figure changer d’expression à ces paroles, et me regarder d’un air attendri en embrassant les sauvageons du bout des lèvres. Pendant ce temps on avait apporté le repas du soir. Tout le monde s’assit par petits groupes comme le matin ; les femmes nous servaient. Mes amis sauvages me placèrent entre eux deux, en face de mon père, qui était entre le roi et le Normand, lié au bras du chef. Après le souper, que je mangeai de bon appétit, le chef délia le Normand, qui fut obligé de passer à son cou la moitié du lien, et chacun se retira chez soi. Mais on voyait encore des têtes apparaître par les trous qui servaient d’entrée aux huttes. Paul, me dit mon père, avant de dormir, remercions Dieu de ce qu’il a fait pour nous ; après nous avoir sauvés du naufrage, il nous a envoyés dans une tribu de braves gens, où nous vivrons tranquillement jusqu’à ce que nous ayons la bonne chance d’être recueillis par des Européens, ce qui arrivera bientôt, j’espère. Prions aussi pour ceux qui ne sont plus. » Et me faisant mettre à genoux entre lui et le Normand, à la porte de notre cabane, il récita avec nous le Pater, l’Ave, le Credo, le De profundis, puis il pria tout bas, après quoi il se leva, posa sa main sur ma tête et me dit Mon fils, je te bénis. Que Dieu t’accorde la grâce de ne jamais l’offenser et d’être un bon chrétien. » Il m’embrassa ensuite, je pleurai, et je le tins longtemps embrassé. Avant d’entrer dans notre maison, nous vîmes tous les sauvages à l’entrée de leur hutte, nous regardant avec curiosité, mais en silence. Nous rentrâmes, le Normand ferma la porte. Il nous faudrait un verrou, mon commandant, dit-il. On ne sait jamais si l’on est en sûreté avec ces diables rouges. » Mon père sourit, lui promit d’en fabriquer un le lendemain, et je m’étendis entre lui et le Normand ; je ne tardai pas à m’endormir. Mon père et le Normand, qui n’avaient pas dormi, pour ainsi dire, depuis quatre jours, s’endormirent aussi. Dans la nuit j’entendis ronfler le Normand, j’entendis aussi mon père parler en rêvant Marguerite ! Marguerite ! ma femme ! mon enfant ! » Le lendemain, mon père et le Normand firent une seconde chambre à la maison où nous avions passé la nuit, comme ils l’avaient promis au roi, puis ils bâtirent une autre cabane pour nous-mêmes. Le roi, impatient de s’installer dans son nouveau palais, y fit apporter tout de suite les nattes et les calebasses qui formaient son mobilier ; il avait aussi quelques noix de coco sculptées, des coquilles travaillées, des flèches, des arcs et des massues. Mon père tailla quelques chevilles, qu’il enfonça dans les intervalles des arbres, et il suspendit à ces clous de bois les armes et les autres trésors du roi, qui fut si enchanté de cet arrangement, qu’il appela tous les sauvages pour l’admirer. Leur respect pour mon père augmenta encore après l’examen des chevilles. Ils ne pouvaient comprendre comment ces chevilles tenaient ; mon père, voyant leur inquiétude, en fit une devant eux et l’enfonça dans une fente, à leur grande surprise et joie. J’aidais mon père et le Normand à préparer les chevilles, à couper des liens avec mon couteau, à chercher la mousse et la terre pour boucher les trous. Cette seconde maison fut bien plus jolie et plus grande que la première, et, malgré les désirs du roi clairement exprimés, mon père voulut la garder, et la conserva pendant les cinq longues années que nous avons passées près de ces sauvages. Les jours suivants il fabriqua des escabeaux et une table, puis il tapissa toute la chambre de grandes feuilles de palmier, qui faisaient un charmant effet. Il fit aussi, dès le premier jour, une croix en bois, qu’il enfonça près du seuil de notre porte, et devant laquelle, matin et soir, nous faisions notre prière à genoux ; le dimanche et les fêtes, nous chantions aussi des cantiques, des psaumes et d’autres chants d’église que m’apprit mon père. Les sauvages, qui nous regardaient d’abord, voulurent faire comme nous ensuite ; j’appris à mes petits amis les paroles que je chantais ; ils prononçaient d’abord très-mal, ce qui nous faisait rire, mais au bout de peu de temps ils prononçaient aussi bien que nous. Nous leur apprîmes petit à petit à parler français, et eux nous apprirent leur langage ; nous finîmes par nous comprendre parfaitement. MARGUERITE. Oh ! dis-nous quelque chose en sauvage, Paul, je t’en prie. PAUL. Pelka mi hane, cou rou glou. CAMILLE. Oh ! que c’est joli ! que c’est doux ! Qu’est-ce que cela veut dire ? PAUL. Cela veut dire Je ne te quitterai jamais, amie de mon cœur. » M. DE ROSBOURG. Brese ni Kouliche, na ne hapra. PAUL. Non, mon père, non, jamais, je vous le jure. MARGUERITE. Qu’est-ce que papa t’a dit ? PAUL. Mon père m’a dit Quand tu seras grand, tu nous oublieras. » Et moi je réponds et je jure que je ne vous quitterai et que je ne vous oublierai jamais. Me séparer de vous, ce serait souffrir ou mourir. MARGUERITE, lui serrant les mains. Bon Paul, comme je t’aime ! PAUL. Et moi donc ! si tu pouvais savoir comme je t’aime, comme j’aime mon père, comme j’aime… se tournant vers Mme de Rosbourg ma mère !… Le permettez-vous ? MADAME DE ROSBOURG, le serrant dans ses bras. Oui, mon fils, mon cher Paul, tu seras mon fils, et je serai ta mère. » Paul reprit, après un instant de silence Mais avant que nous ayons pu nous comprendre, il nous arriva un malheur bien grand, qui nous affligea profondément. Notre bon Normand nous fut enlevé. JACQUES. Comment par qui ? Pourquoi l’as-tu laissé enlever ? PAUL. Nous n’avons pu l’empêcher malheureusement. Je vous ai dit que le chef ami qui était en visite chez le roi avait lié amitié avec le Normand. Je vous ai dit que le Normand y avait de la répugnance, qu’il ne laissa faire le chef que pour obéir à son commandant. Nous ne savions pas alors que lorsqu’on s’était laissé lier au bras d’un homme, on s’engageait à être son ami, à le protéger et à le défendre contre tous les dangers. Et quand, après avoir coupé le lien, on le mettait à son cou, on s’engageait à ne jamais se quitter, à se suivre partout. Quelques jours après son arrivée, le chef s’apprêta à retourner dans son île ; quatre à cinq cents de ses sauvages vinrent le chercher. On fit un repas d’adieu, pendant lequel le roi parut lié au bras de mon père, le Normand à celui du chef, et moi à ceux des petits sauvages. Nous étions loin de penser que cette cérémonie, que mon père avait accomplie comme un jeu et sans en connaître les conséquences, nous séparait de notre brave Normand. Après le repas, les chefs coupèrent les liens et les passèrent à leur cou ; de même que mes petits amis et moi. Tout le monde se leva. Le Normand voulut revenir près de mon père, mais le chef lui passa le bras dans le sien et l’entraîna doucement et amicalement vers la mer. Le roi en fit autant pour mon père, et nous allâmes tous voir partir le chef et ses sauvages. Après le dernier adieu du chef, le Normand voulut retirer son bras ; le chef le retint ; le Normand donna une secousse, mais le chef ne lâcha pas prise. Au même instant, deux ou trois cents sauvages se précipitèrent sur lui, le jetèrent à terre, le garrottèrent et l’emportèrent dans le canot du chef. Mon père voulut s’élancer à son secours, mais en moins d’une seconde, lui aussi fut jeté à terre, lié et emporté. Mon pauvre Normand, mon pauvre Normand ! » criait mon père. Le Normand ne répondait pas ; les sauvages l’avaient bâillonné. Paul, mon enfant, cria enfin mon père, ne me quitte pas. Reste là, près de moi, que je te voie au moins en sûreté. » J’accourus près de lui ; on voulut me repousser, mais les petits sauvages parlèrent d’un air fâché, se mirent près de moi et me firent rester avec mon père. Je pleurais ; ils essuyaient mes yeux, me frottaient les oreilles avec les leurs ; en un mot, ils m’ennuyaient, et je cessai de pleurer pour faire cesser leurs consolations. Les sauvages emportèrent mon père dans sa maison. Le roi vint se mettre à genoux près de lui en faisant des gestes suppliants et en témoignant son amitié d’une manière si touchante que mon père fut attendri et qu’il regarda enfin le roi en lui souriant de son air bon et aimable. Le roi comprit, fit un saut de joie et délia une des mains de mon père en le regardant fixement. Rassuré par l’immobilité de mon père, il délia l’autre main, puis les jambes. Voyant que mon père ne se sauvait pas, il ne chercha plus à contenir sa joie et la témoigna d’une façon si bruyante, que mon père, ennuyé de cette gaieté, le prit par le bras et le poussa doucement en dehors de la porte, lui adressant un sourire et un signe de tête amical. Il ferma la porte, et nous nous trouvâmes seuls Mon pauvre Normand ! s’écria mon père. Pourquoi t’ai-je forcé à accepter ce lien maudit dont je ne connaissais pas les conséquences ! Je comprends maintenant que ce chef le regarde comme ne devant plus le quitter. Mon pauvre Paul, c’est un ami et un protecteur de moins pour toi. — Mon père, lui répondis-je, je n’ai besoin de rien ni de personne, tant que vous serez près de moi. Mais je regrette ce pauvre Normand ; il est si bon et il vous aime tant ! — Nous tâcherons de le rejoindre, dit mon père. Le bon Dieu ne nous laissera pas éternellement à la merci de ces sauvages ! Ce sont de braves gens, mais, ce n’est pas la France ni les Français. Et ma femme, et ma petite Marguerite ! Quel chagrin de ne pas les voir ! » À partir de ce jour, mon père et moi nous passions une partie de notre temps au bord de la mer, dans l’espérance d’apercevoir un vaisseau à son passage tout en regardant, nous ne perdions pas notre temps ; mon père abattait des arbres, les préparait et les reliait ensemble pour en faire un bateau assez grand pour nous embarquer avec des provisions et nous mener en pleine mer. Je ne pouvais pas l’aider beaucoup ; mais, pendant qu’il travaillait, j’apprenais à lire les lettres qu’il me traçait sur le sable. Il eut la patience de m’apprendre à lire et à écrire de cette façon. Quand je sus lire, je traçais à mon tour les lettres que je connaissais, puis des mots. Plus tard, mon bon père eut la patience de me tracer sur de grandes feuilles de palmier des histoires, des cartes de géographie. C’est ainsi qu’il m’apprit le catéchisme, l’histoire, la grammaire. Nous causions quelquefois des heures et des heures. Jamais je ne me fatiguais de l’entendre parler. Il est si bon, si patient, si gai, si instruit ! Et il m’apprit si bien à aimer le bon Dieu, à avoir confiance en sa bonté, à lui offrir toutes mes peines, à les regarder comme l’expiation de mes fautes, que je me sentais toujours heureux, tranquille, même dans la souffrance, tant j’étais sûr que le bon Dieu m’envoyait tout pour mon bien, et qu’en souffrant j’obtenais le pardon de mes péchés. Quelles belles prières nous faisions matin et soir au pied de notre croix ! Comme nous chantions avec ferveur nos cantiques et nos psaumes ! Oh, mon père, mon père, que je vous remercie de m’avoir appris à être heureux malgré nos peines et nos chagrins ! C’est vous qui m’avez appris par vos paroles et par vos exemples à aimer Dieu, à vivre en chrétien. » Il y eut encore une petite interruption, après laquelle Paul continua son récit Nous sommes restés ainsi cinq longues années à attendre un vaisseau, et sans avoir des nouvelles de notre pauvre Normand. L’année d’après son enlèvement, le chef revint voir le roi ; mon père parlait déjà bien son langage ; il lui demanda où était notre ami. Le chef répondit d’un air triste qu’il était perdu ; qu’il n’avait jamais voulu leur faire une maison comme celle que nous avions faite au roi, qu’il restait triste, silencieux, qu’il ne voulait les aider en rien, ni faire usage de sa hache ; qu’un beau jour enfin il avait disparu, on ne l’avait plus retrouvé ; qu’il avait probablement pris un canot, et qu’il était noyé ou mort de faim et de soif. Nous fûmes bien attristés de ce que nous disait le chef. Le roi lui raconta tout ce que mon père lui avait appris, et lui chanta les cantiques et les psaumes qu’il savait. Le chef demanda au roi de lui donner mon père, mais le roi le refusa avec colère. Le chef se fâcha ; ils commencèrent à s’injurier ; enfin le chef s’écria Eh bien ! toi non plus, tu n’auras pas cet ami que tu refuses de me prêter. » Et il leva sa massue pour en donner un coup sur la tête de mon père ; je devinai son mouvement et, m’élançant à son bras, je le mordis jusqu’au sang. Le chef me saisit, me lança par terre avec une telle force que je perdis connaissance ; mais j’avais eu le temps de voir mon père lui fendre la tête d’un coup de sa hache. Je ne sais ce qui se passa ensuite. Mon père m’a raconté qu’il y avait eu un combat terrible entre nos sauvages et ceux du chef, qui furent tous massacrés ; mon père fit des choses admirables de courage et de force. Autant de coups de hache, autant d’hommes tués. Moi, on m’avait emporté dans notre cabane. Après le combat, mon père accourut pour me soigner. Il me saigna avec la pointe de son couteau ; je revins à moi, à la grande surprise du chef. Je fus malade bien longtemps, et jamais mon père ne me quitta. Quand je m’éveillais, quand j’appelais, il était toujours là, me parlant de sa voix si douce, me soignant avec cette tendresse si dévouée. C’est à lui après Dieu que je dois la vie, très-certainement. Je me rétablis ; mais j’avais tant grandi qu’il me fut impossible de remettre ma veste et mon pantalon. Mon père me fit une espèce de blouse ou grande chemise, avec une étoffe de coton que fabriquent ces sauvages ; c’était très-commode et pas si chaud que mes anciens habits. Mon père s’habilla de même, gardant son uniforme pour les dimanches et fêtes. Nous marchions nu-pieds comme les sauvages ; nous avions autour du corps une ceinture de lianes, dans laquelle nous passions nos couteaux, et mon père sa hache. Nous avions enfoncé dans le sable, au bord de la mer, une espèce de mât au haut duquel mon père avait attaché un drapeau fait avec des feuilles de palmier de différentes couleurs. Le drapeau, surmonté d’un mouchoir blanc, devait indiquer aux vaisseaux qui pouvaient passer qu’il y avait de malheureux naufragés qui attendaient leur délivrance. Un jour, heureux jour ! nous entendîmes un bruit extraordinaire sur le rivage. Mon père écouta, un coup de canon retentit à nos oreilles. Vous dire notre joie, notre bonheur, est impossible. Nous courûmes au rivage, où mon père agita son drapeau ; un beau vaisseau était à deux cents pas de nous. Quand on nous aperçut, on mit un canot à la mer, une vingtaine d’hommes débarquèrent ; c’était un vaisseau français, l’Invincible commandé par le capitaine Duflot. Les sauvages, attirés par le bruit, étaient accourus en foule sur le rivage. Dès que le canot fut à portée de la voix, mon père cria d’aborder. On fit force de rames, les hommes de l’équipage sautèrent à terre ; mon père se jeta dans les bras du premier homme qu’il put saisir, et je vis des larmes rouler dans ses yeux. Il se nomma et raconta en peu de mots son naufrage. On le traita avec le plus grand respect, en lui demandant ses ordres. Il demanda si l’on avait du temps à perdre. L’enseigne qui commandait l’embarcation dit qu’on avait besoin d’eau et de vivres frais. Mon père leur promit bon accueil, de l’eau, des fruits, du poisson en abondance. Les hommes restèrent à terre et dépêchèrent le canot vers le vaisseau pour prendre les ordres du capitaine. Peu d’instants après, nous vîmes le capitaine lui-même monter dans la chaloupe et venir à nous. Il descendit à terre, salua amicalement mon père, qui le prit sous le bras, et, tout en causant, nous nous dirigeâmes vers le village ; nous rencontrâmes le roi, qui accourait pour voir le vaisseau merveilleux dont lui avaient déjà parlé ses sujets. Il frotta son oreille à celle du capitaine, auquel mon père expliqua que c’était un signe d’amitié. Le capitaine le lui rendit en riant. Le roi examinait attentivement les habits, les armes du capitaine et de sa suite. Les sauvages tournaient autour des hommes, couraient, gambadaient. On arriva au village. Mon père fit voir sa maison, que le capitaine admira très-sincèrement ; c’était vraiment merveilleux que mon père eût pu faire, avec une simple hache et un couteau, tout ce qu’il avait fait. Je vous dirai plus tard tous les meubles, les ustensiles de ménage qu’il avait fabriqués, et tout ce qu’il a appris aux sauvages. Mon père demanda au capitaine s’il voulait s’embarquer avant la nuit. Le capitaine demanda vingt-quatre heures pour remplir d’eau fraîche ses tonneaux et pour faire une provision de poisson et de fruits. Mon père y consentit à regret il désirait tant revoir la France, sa femme et son enfant ! Pour moi, cela m’était égal ; J’aimais mon père par-dessus tout ; avec lui j’étais heureux partout ; je n’avais que lui à aimer dans le monde. SOPHIE Est-ce que tu n’aimais pas les petits sauvages qui t’aimaient tant ? PAUL. Je les aimais bien, mais j’avais passé ces cinq années avec la pensée et l’espérance de les quitter ; et puis ils étaient plutôt mes esclaves que mes amis ; ils m’obéissaient comme des chiens et ne me commandaient jamais ; ils prenaient mes idées, ils ne me parlaient jamais des leurs ; en un mot, ils m’ennuyaient ; et pourtant je les ai regrettés ; leur chagrin quand je les ai quittés m’a fait de la peine. Tu vas voir cela tout à l’heure. Mon père alla dire au roi que le chef blanc, son frère le capitaine, demandait de l’eau, du poisson et des fruits. Le roi parut heureux de faire plaisir à mon père en donnant à son ami ce qu’il demandait. Les sauvages se mirent immédiatement les uns à cueillir des fruits du pays il y en avait d’excellents et inconnus en Europe, d’autres à pêcher des poissons pour les saler et les conserver. On servit un repas auquel tout le monde prit part, et à la fin duquel mon père annonça au roi notre départ pour le lendemain. À cette nouvelle, le roi parut consterné. Il éclata en sanglots, se prosterna devant mon père, le supplia de rester. Les petits sauvages poussèrent des cris lamentables. Quand les autres sauvages surent la cause de ces cris, ils se mirent aussi à hurler, à crier ; de tous côtés on ne voyait que des gens prosternés, se traînant à plat ventre jusqu’aux pieds de mon père, qu’ils baisaient et arrosaient de larmes. Mon père fut touché et peiné de ce grand chagrin ; il leur promit qu’il reviendrait un jour, qu’il leur apporterait des haches, des couteaux et d’autres instruments utiles et commodes ; qu’en attendant, il donnerait au roi sa propre hache et son couteau ; qu’il demanderait à son frère le chef blanc quelques autres armes et outils qui seraient distribués au moment du départ. Il réussit enfin à calmer un peu leur douleur. Le capitaine proposa à mon père de nous emmener coucher à bord, de crainte que les sauvages ne nous témoignassent leur tendresse en nous enlevant la nuit et nous emmenant au milieu des terres. Mon père répondit qu’il allait précisément le lui demander. Quand les sauvages nous virent marcher vers la mer, ils poussèrent des hurlements de douleur ; le roi se roula aux pieds de mon père et le supplia, dans les termes les plus touchants, de ne pas l’abandonner. Ô père ! que ferai-je sans toi ? disait-il. Qui m’apprendra à prier ton Dieu, à être juste, à trouver le chemin de ton ciel ? Et si je prends ce chemin, je ne te retrouverai donc jamais ! Ô père, reste avec tes frères, tes enfants, tes esclaves ! Oui, nous sommes tous tes esclaves, prends nos femmes, nos enfants pour te servir ; mène-nous où tu voudras, mais ne nous quitte pas, ne nous laisse pas mourir de tristesse loin de toi ! » Après ce discours, les petits sauvages m’en dirent autant, m’offrant d’être mes esclaves, de me faire régner à leur place après la mort de leur père, le roi. Mon père et moi nous fûmes attendris, mais nous restâmes inexorables. Mon père promit de revenir le lendemain, et nous montâmes dans la chaloupe. Le beau visage de mon père devint radieux quand il se vit sur mer, sur une embarcation française, entouré de Français. Il ne parlait pas ; je le regardais, et moi qui le connais si bien, je vis qu’il priait. Moi aussi je remerciai Dieu, non de mon bonheur que je ne comprenais pas, mais du sien. La joie remplit mon cœur, et je fus ingrat pour les sauvages par tendresse pour mon père. — Mon bon Paul, interrompit M. de Rosbourg, en lui serrant vivement la main, je ne saurais te dire combien ta tendresse me touche, mais je dois te rappeler à l’ordre en te disant que tu nous as promis toute la vérité ; or, j’ai vainement et patiemment attendu le récit de deux événements que tu n’as certainement pas oubliés puisqu’il s’agissait de ma vie, et que je veux t’entendre raconter. — Oh ! mon père, reprit Paul en rougissant, c’est si peu de chose, cela ne vaut pas la peine d’être raconté. M. DE ROSBOURG. Ah ! tu appelles peu de chose les deux plus grands dangers que j’aie courus. MARGUERITE. Quoi donc ? Quels dangers ? Paul, raconte-nous. PAUL. C’est d’abord qu’un jour mon père a été piqué par un serpent et que les sauvages l’ont guéri et puis que mon pauvre père a fait une longue maladie et que les sauvages l’ont encore guéri. M. DE ROSBOURG. Ah çà ! mon garçon, tu te moques de nous de nous raconter en deux mots de pareils évènements. Puisque tu parles si mal, je prends la parole. Écoutez. Paul sourit et croise ses bras d’un air résigné. Un jour donc, nous étions entrés dans la forêt ; il faisait chaud ; pour ménager mes bottes, plus qu’à moitié usées, j’étais nu-pieds. Paul portait une espèce de chaussons de feuilles de palmier. PAUL. Que mon père m’avait fait lui-même. M. DE ROSBOURG. Eh ! oui, que je lui avais faits. Voyez le beau mérite ! Enfin, j’étais nu-pieds. Je marche sur un serpent qui me pique. Je le dis à Paul et je cours vers la mer pour baigner la piqûre. À moitié chemin, la tête me tourne, les forces me manquent, je tombe, je vois ma jambe noire et enflée, je me sens mourir. Paul avait entendu dire aux sauvages que sucer une piqûre de serpent était un remède certain, mais que celui qui suçait s’exposait à mourir lui-même. Mon brave petit Paul il avait dix ans alors se jette à terre près de moi et suce ma piqûre. À mesure qu’il suçait le venin, je sentais la vie revenir en moi ; ma tête se dégageait ; les douleurs à la jambe disparaissaient. Enfin je repris tout à fait connaissance ; je me soulevai ; ma première pensée avait été pour Paul, que je ne voyais pas près de moi. Jugez de mon effroi lorsque je vis mon Paul, mon fils, se dévouant à la mort pour me sauver et suçant avec force cette affreuse piqûre. Je poussai un cri, je le saisis dans mes bras ; il se débattit, me supplia de le laisser achever. Mon père, mon père, criait-il, il reste peut-être encore du venin ; laissez-moi continuer, laissez-moi vous sauver. Mon père, laissez-moi ! » Il se débattit si bien, qu’il m’échappa ; j’eus un nouvel éblouissement dont il profita pour sucer ce qui restait de venin. Quand je repris de nouveau connaissance, je pus marcher jusqu’à la mer appuyé sur l’épaule de mon cher petit sauveur. Pendant que je baignais ma jambe presque entièrement désenflée, Paul courut prévenir les sauvages, qui arrivèrent en toute hâte vers le roi ; ils m’emportèrent, me mirent sur la piqûre je ne sais quelles herbes ; en trois jours je fus guéri. Mais j’avais eu des inquiétudes terribles pour mon pauvre Paul, dont la bouche et la langue avaient enflé énormément. On lui fit mâcher des herbes, manger un certain coquillage, et quelques heures après l’enflure et la chaleur avaient disparu. Voilà un des faits que monsieur Paul s’était permis d’oublier. L’autre maintenant. Un soir, je me sentis mal à l’aise ; le chagrin me tuait ; ma femme et mon enfant que je ne devais peut-être jamais revoir, mes inquiétudes sur l’avenir de ce cher Paul, remplissaient mon cœur d’une douleur d’autant plus amère, que je la dissimulais à ce pauvre enfant si plein de tendresse pour moi, si désolé de mes moindres tristesses, si heureux de mes moindres gaietés. Le jour, je dissimulais de mon mieux mon chagrin ; mais la nuit, pendant le sommeil de cet enfant qui m’était devenu si cher, je m’y laissais aller, et j’avoue, à la honte de mon courage de chrétien, que je passais les nuits à pleurer et à prier. Depuis quatre ans que je menais cette vie de misère, ma santé avait résisté ; mais au bout de ce temps la force m’abandonna, la fièvre me prit et je tombai malade de ce que nous appelons, en France, une fièvre typhoïde. Pendant soixante-douze jours que dura ma maladie, mon Paul ne me quitta pas un instant ; la nuit et le jour je le trouvais au chevet de mon grabat, épiant mon réveil, devinant mes désirs. Seul il a veillé à tous mes besoins, il m’a soigné avec ce que je puis nommer le génie de l’amour. Il m’avait entendu parler du bien que pouvait faire un vésicatoire ou tout autre moyen d’irriter la peau ; les sauvages avaient une plante qui faisait venir sur la peau des rougeurs et même des cloches quand on l’y laissait longtemps séjourner. Cet enfant de dix ans, me voyant la tête prise, me mit de cette plante sous les pieds, puis aux mollets, puis d’un côté, puis d’un autre, jusqu’à ce que ma tête fût tout à fait dégagée. Pendant deux mois, il continua l’application de cette plante, avec la sagacité d’un médecin, l’interrompant quand j’allais mieux, la remettant quand j’allais plus mal ; il pansait mes plaies avec du gras de poisson frais ; il me changeait de grabat en me préparant à côté du mien une nouvelle couche de feuilles fraîches. Il me coulait dessus petit à petit, d’abord par la tête et les épaules, puis par les jambes. J’étais si faible que je ne pouvais m’aider en rien. Les sauvages étaient si maladroits et si brusques, que leur aide me faisait gémir malgré moi ; Paul ne voulut plus qu’ils me touchassent. Il me donnait à boire du lait de coco ou de l’eau fraîche avec quelques gouttes de citron. Tout le temps de ma longue maladie, ma cabane fut propre et rangée comme si je venais d’y entrer. Aussi, quand je fus en état de comprendre et de voir, avec quelle douleur je regardai le visage hâve, pâle, amaigri, de mon pauvre enfant ! Combien je me reprochai de m’être laissé aller à un chagrin coupable et si contraire à la résignation d’un chrétien ! Comme je fus touché et reconnaissant du dévouement de cet enfant, et comme je m’attachai à lui, et à la vie à cause de lui ! Il avait passé les heures, les jours, les semaines, à me soigner et à prier pour moi, tandis que, près de lui, je mourais de chagrin d’être loin de vous, ma femme et ma Marguerite. Je demandai pardon à Dieu, je demandai du courage et une résignation plus chrétienne, et je guéris. Voyez, mes amis, si j’ai raison d’aimer mon Paul comme j’aime ma Marguerite. Il m’a deux fois sauvé du désespoir, de la mort du cœur. Et c’est toi mon fils, qui me remercies, c’est toi qui prétends me devoir de la reconnaissance ! Ah Paul, tu te souviens de mes bienfaits, et tu oublies trop les tiens. » En achevant ces mots, M. de Rosbourg se leva et réunit dans un seul et long embrassement son fils Paul et sa fille Marguerite. Tout le monde pleurait. Mme de Rosbourg, à son tour, saisit Paul dans ses bras, et, l’embrassant cent et cent fois, elle lui dit Et tu me demandais si tu pouvais m’appeler ta mère ? Oui, je suis ta mère reconnaissante. Sois et reste toujours mon fils, comme tu es déjà celui de mon mari. » Quand l’émotion générale fut calmée, que Paul eut été embrassé par tous, les parents s’aperçurent qu’il était bien tard, que l’heure du coucher était passée depuis longtemps. Chacun se retira, et jamais les prières et les actions de grâces ne furent plus ferventes que ce soir-là. Alors que les prix des denrées alimentaires s’envolent et que Port-au-Prince s’enfonce de plus en plus dans l’insécurité, les agences humanitaires des Nations Unies livrent directement de l’aide humanitaire aux personnes touchées par les violences dans la capitale haïtienne. L’aide humanitaire cible directement les habitants les plus vulnérables de la commune de Cité Soleil ainsi que certaines des personnes les plus vulnérables d’autres quartiers de Port-au-Prince, à Haïti, suite à la récente flambée de violence. Les besoins humanitaires à Cité Soleil sont immenses et augmentent en raison de la pauvreté, du manque de services de base, notamment de sécurité, et d’une récente flambée de violence », a déclaré Ulrika Richardson, Coordonnatrice Humanitaire de l’ONU à Haïti. Les livraisons ont commencé le mardi 19 juillet et comprennent des articles de secours de base. Le Programme alimentaire mondial PAM a ainsi distribué de la nourriture, notamment du riz, des haricots et de l’huile, qui peut nourrir personnes pendant une semaine. De son côté, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance UNICEF a fourni litres d’eau potable, pouvant répondre au besoin de personnes pendant deux jours, ainsi que 300 kits d’hygiène pour personnes. L’Agence onusienne est également venue en aide à 110 enfants, qui ont reçu des soins médicaux à travers les cliniques mobiles. PAM/Theresa PiorrL'UNICEF distribue des articles de secours aux personnes vulnérables de Cité Soleil, en Haïti. 470 personnes tuées, blessées ou portées disparues en dix jours, dans des affrontements entre gangs à Port-au-Prince L’accès aux soins de santé est limité ou inexistant, de nombreux centres de santé étant fermés et l’accès du personnel médical à la zone étant limité, tandis que la nourriture et l’eau font défaut. L’Agence de l’ONU pour les Migrations OIM a pour sa part fourni kits comprenant des articles d’hygiène et pour bébés, des bâches en plastique, des lampes solaires ou des articles de réparation pour les maisons. L’ONU s’engage à continuer de fournir de l’aide aux enfants, aux femmes et aux hommes les plus vulnérables dans le besoin, conformément aux principes d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance », a ajouté Mme Richardson. Depuis plusieurs décennies, les bandes armées sévissent dans les quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince mais elles ont drastiquement accru leur emprise à travers la ville et le pays ces dernières années, multipliant assassinats et enlèvements. Pour l’ONU, la protection reste d’ailleurs une réelle préoccupation ». Selon les Nations Unies, entre le 8 et le 17 juillet 2022, plus de 471 personnes ont été tuées, blessées ou portées disparues. De graves incidents de violence sexuelle et des recrutements de garçons par des gangs, ont également été signalés. Environ personnes ont également fui leur domicile, dont des centaines d’enfants non accompagnés. Dans le même temps, au moins 140 maisons ont été détruites ou incendiées. PAM/Theresa PiorrLes camions de l'OIM se dirigent vers Cité Soleil en Haïti, avec des articles de secours pour les communautés vulnérables. Des besoins humanitaires considérables existaient déjà Cité Soleil, qui compte environ habitants, est l’un des quartiers les plus défavorisés » de Port-au-Prince. Selon l’ONU, les besoins en matière d’aide humanitaire et de développement y étaient déjà considérables avant même la recrudescence actuelle de la violence. Le long des corridors des bidonvilles qui s’y sont formés au fil des quatre dernières décennies, des milliers de familles n’ont d’autre choix que de se terrer chez elles, sans pouvoir se ravitailler en eau et nourriture. L’ONU appelle donc toutes les parties à mettre fin à la violence meurtrière et à rester engagées à maintenir un corridor humanitaire ouvert vers Cité Soleil afin de permettre un accès sans entrave à l’aide humanitaire et médicale d’urgence aux civils dans le besoin. Les agences humanitaires de l’ONU apportent une aide immédiate à Cité Soleil », a fait valoir la Coordonnatrice Humanitaire. Mais il faut trouver une approche plus durable et holistique pour le développement à moyen et à long terme de cette commune emblématique, qui possède un fort potentiel humain, afin de répondre aux besoins non satisfaits, notamment en matière de protection et de retour à une vie digne pour ses habitants ».

au secours le prince aubert a disparu